Remaniement: Macron récompense ses fidèles, recrute à gauche et dans le privé

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 Le président Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 24 novembre 2017 à Paris

Le président Emmanuel Macron sur le perron de l'Elysée, le 24 novembre 2017 à Paris

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© AFP, ludovic MARIN
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AFP, publié le samedi 25 novembre 2017 à 08h39

Emmanuel Macron a finalement dévoilé vendredi son mini-remaniement avec la promotion de Benjamin Griveaux, un de ses fidèles, comme porte-parole du gouvernement, le maintien du patron de LREM Christophe Castaner, et la nomination de deux secrétaires d'Etat à Bercy venus de la gauche et du privé.

Cet "ajustement", rendu public après plusieurs jours de suspense, marque "le choix de la compétence et du renouvellement par le dépassement des clivages", a commenté l'entourage du président.

L'une des nouveautés de ce deuxième remaniement du gouvernement Philippe réside dans l'arrivée du député PS Olivier Dussopt,  39 ans, spécialiste des collectivités locales ancien proche de Martine Aubry devenu vallsiste, une prise de choix à gauche pour le chef de l'Etat, souvent accusé de "marcher" trop à droite.

M. Dussopt a même voté... contre le budget du gouvernement il y a trois jours, à l'unisson du groupe socialiste.

Il est nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre des Comptes publics Gérald Darmanin et sera en charge de la Fonction publique, un secteur où la politique d'économies du gouvernement passe mal. 

Moins attendue, Delphine Gény-Stephann, une cadre dirigeante de Saint-Gobain, devient secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à la place de Benjamin Griveaux. Agée de 49 ans et inconnue du grand public, c'est une nouvelle représentante de la société civile à rejoindre le gouvernement d'Edouard Philippe.

Ce remaniement a été rendu nécessaire par l'élection de Christophe Castaner comme chef du parti présidentiel le 18 novembre.

Mais il se révèle finalement un petit peu plus large que prévu avec l'arrivée d'un transfuge de la gauche à Bercy, tenu par deux ministres venus de la droite.

La parité est maintenue avec Mme Gény-Stephann, qui retrouve le ministère de l'Economie et des Finances, où elle a travaillé comme haute fonctionnaire durant une décennie, entre 1994 et 2005.

- "débauchage" -

Attendue en début de semaine, l'annonce de ce remaniement a été repoussée à plusieurs reprises, officiellement en raison de la vérification du patrimoine des nouveaux entrants.

Désormais promue voix du gouvernement, Benjamin Griveaux ne cumulera pas ce poste avec une autre fonction ministérielle. Il retrouve le rôle qu'il a joué durant la campagne présidentielle lorsqu'il était le porte-parole d'En marche.

Ce diplômé de Sciences Po et de HEC a commencé sa carrière politique au PS en 2003, comme conseiller de Dominique Strauss-Kahn, avant de se rapprocher d'Emmanuel Macron en octobre 2015.

Il devrait étrenner ses nouvelles fonctions lundi en rendant compte du Conseil des ministres, avancé en raison de la tournée en Afrique du chef de l'Etat.

Si le départ de M. Castaner, 51 ans, de son poste de porte-parole était acquis, son maintien à celui de secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement pose question.

Mais l'ancien élu socialiste, devenu l'une des figures les plus populaires du pouvoir grâce à son parler franc et rond, tenait à rester au gouvernement car, selon lui, un ministre peut aussi "faire de la politique". 

En revanche, l'opposition a jugé que, en cumulant ce poste avec celui de chef du parti présidentiel, il serait alors à la fois juge et partie. 

Le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé cette semaine qu'il n'y avait "aucune règle juridique qui l'interdise".

L'un des premiers à réagir au remaniement a été Manuel Valls, qui a salué "l'entrée de (mon) ami Olivier Dussopt" qui "a l'expérience du terrain et le sens de l'Etat". "Il a fait le bon choix", a jugé l'ancien Premier ministre qui siège dans la majorité.

"#Débauchage", a en revanche commenté Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée, en ajoutant: "certains jours, Emmanuel Macron me rappelle furieusement Nicolas Sarkozy".

En entrant au gouvernement, Olivier Dussopt n'est "plus membre du PS", a tranché l'un de ses responsables Rachid Temal.

 
286 commentaires - Remaniement: Macron récompense ses fidèles, recrute à gauche et dans le privé
  • le PRESIDENT MACRON aime bien rècupèrer les girouettes à son gouvernement , comme ça c'est plus facile de gouverner. un coup à droite un coup à gauche puis au centre. On contente tous les politiciens pour les mettre à sa botte!

  • c est quoi cette main levée ? virez cette photo!!!
    un représentant d un autre parti politique serait apparu sur cette photo mais c était le lynchage immédiat

  • Un non événement... , mais un cumulard de plus avec deux nouveaux arrivants que les contribuables devront payer !

  • il aurait peut être fallu virer la buzin car après le fiasco autour du levothyrox crise qu'elle n'a pas été capable de surmonter car où est le médicament promis par sanofi?? c'était promis mais aucune information ; quant à castaner il trépigné des pieds fait son petit caprice et finalelement il a eu eu gain de cause encore une belle leçon de démocratie

  • Bizarre le salut de Macron cela me rappelle ...................
    Castaner élu patron LREM sur ordre de Macron et maintenu à son poste de porte parole du gouvernement sera juge est parti. Macron voulait réformer mais comme ses prédécesseurs c'est la "république monarchique des copains d'abord".
    Les politiciens sont avides de pouvoir

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    jimmy71  (privé) -

    Le même salut de la part d'un autre parti ferait immédiatement scandale, il y aura bien un moment où les médias le relèveront ? !!.....

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