Religion : la quête passe au paiement sans contact

Religion : la quête passe au paiement sans contact
Une messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, le 2 octobre 2016.
A lire aussi

Orange avec AFP, publié le jeudi 18 janvier 2018 à 09h32

Dimanche, les fidèles de l'église Saint-François de Molitor, dans le XVIe arrondissement de Paris, pourront donner à la quête avec leur carte bancaire, via un paiement sans contact, rapporte Le Parisien jeudi 18 janvier.



C'est une première en France, dont le diocèse de Paris fait la présentation jeudi. En plus des paniers habituels, dans lesquels les paroissiens glissent pièces et billets, cinq autres dispositifs circuleront dimanche dans les allées de l'église, indique Le Parisien.

Il s'agit de paniers en osier contenant un smartphone et une mini borne de paiement sans contact. Sur l'écran, les fidèles choisissent le montant de leur don (2, 3, 5 ou 10 euros). Ne reste plus qu'à faire glisser la carte bancaire sur le lecteur. Le design du "panier" a été conservé afin de "rassurer" les donateurs, qui gardent leur "repères".



DONS ANONYMES

"Les paniers seront ensuite rapportés à la sacristie et les informations contenues dans le lecteur envoyées à un serveur qui traitera les données bancaires afin que chaque compte soit débité à J+1 maximum", explique au Parisien le directeur du développement des ressources financières du diocèse de Paris. C'est lui qui a imaginé le système avec une PME de l'Isère. "Jamais la paroisse et les prêtres n'auront connaissance du nom des gens qui ont donné", promet-il.

La quête dématérialisée existe déjà, rappelle Le Parisien, mais elle s'effectue depuis son propre portable, à l'aide d'une application à télécharger.

"Cela m'amuse, c'est ludique. Nos paroissiens sont réceptifs à la nouveauté, s'amuse auprès du Parisien le père Didier Duverne, qui jouera les pionniers dimanche. L'intérêt n'est pas économique. L'expérimentation n'est pas faite pour augmenter le montant des quêtes, mais pour anticiper l'avenir, quand les gens n'auront plus de monnaie, y compris pour leur baguette chez le boulanger."

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU