Réforme des retraites: peu de profs grévistes vendredi avant une nouvelle mobilisation mardi

Réforme des retraites: peu de profs grévistes vendredi avant une nouvelle mobilisation mardi
Jean-Michel Blanquer le 25 novembre 2019 à Paris

, publié le vendredi 06 décembre 2019 à 12h26

Les enseignants, très mobilisés jeudi contre la réforme des retraites, étaient beaucoup moins nombreux à faire la grève vendredi selon le ministère de l'Education nationale, avant une nouvelle journée d'actions prévue mardi.

Le taux de grévistes est de 4,55% dans le primaire et de 5,42% dans le secondaire (collèges et lycées), selon un communiqué du ministère.

Un peu plus tôt dans la matinée, le ministre Jean-Michel Blanquer avait évoqué sur RMC-BFMTV un taux de "10%, peut-être même un peu moins", sans détailler entre le secondaire et le primaire.

Jeudi, au premier jour de grève contre la réforme des retraites, les enseignants s'étaient très fortement mobilisés: 51,15% dans le primaire et de 42,32% dans le secondaire (collèges et lycées), selon le ministère. 

Les syndicats ont eux avancé des chiffres bien supérieurs: 70% dans le primaire selon le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, et 75% dans le secondaire, selon le Snes-FSU (premier syndicat du secondaire).

"Il était tout à fait normal qu'il y ait un fort taux de grévistes hier (jeudi) car beaucoup de gens voulaient dire à quel point ils avaient des questions et des inquiétudes", a dit le ministre.

"Heureusement, vu tout ce que j'ai dit sur le sujet", le taux de grévistes a baissé "comme prévu", a-t-il ajouté, rappelant son "engagement" à garantir le niveau de pensions des enseignants par une augmentation de leur rémunération, via des hausses de salaires et des primes.

Pour le Snes-FSU (premier syndicat du secondaire), "les chiffres du jour (vendredi) sont forcément plus faibles comparés à ceux d'hier. Ce qui est important de noter, c'est que le mouvement va durer dans le temps et nous appelons à une nouvelle forte journée de mobilisation mardi", a dit à l'AFP Frédérique Rolet, sa secrétaire générale.

Selon les syndicats, la réforme des retraites pourrait pénaliser la profession si elle ne s'accompagne pas de revalorisations salariales.

Des simulateurs ont circulé ces dernières semaines, agitant la menace de pertes pouvant aller jusqu'à 900 euros par mois. "La colère a été attisée par ces simulateurs qui disaient des choses inexactes" selon M. Blanquer.

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