Reconfinement : SOS Amitié s'alarme de la multiplication des appels

Reconfinement : SOS Amitié s'alarme de la multiplication des appels
Les appels reçus par l'association sont "de plus en plus désespérés". Photo d'illustration.

, publié le samedi 07 novembre 2020 à 19h36

L'association SOS Amitié constate une multiplication des appels, qui sont "de plus en plus désespérés" depuis le reconfinement.

Un reconfinement nécessaire pour limiter la propagation inquiétante du coronavirus, mais vécu très difficilement par certains. D'après le Parisien ce samedi 7 novembre, l'association SOS Amitié s'alarme de la multiplication des appels au sein des huit postes de l'Ile-de-France.

"Ils sont de plus en plus désespérés", alerte une écoutante.



"Le téléphone sonne en permanence de jour comme de nuit. Les gens nous appellent pour toutes sortes de mal-être", explique-t-elle. "Tant qu'on était en couvre-feu, ce n'était pas significatif. Mais là, nous avons beaucoup de gens qui ne savent plus quel sens donner à leur vie. Sans compter que l'incertitude sur la durée de la crise est terriblement anxiogène, d'autant plus à l'approche des fêtes de fin d'année", ajoute l'écoutante, toujours selon le quotidien.

"Même si ce sont des personnes qui ne sortent pas beaucoup habituellement, elles se sentent en prison. Certains me disent : 'Je suis à bout de souffle. Je ne vois plus de sens à ma vie'", livre-t-elle.


Des effets parfois dévastateurs

Puis Jean-Jacques Pirez, le président de SOS Amitié Paris Ile-de-France de poursuivre, toujours selon Le Parisien : "Nous avons des personnes qui nous appellent tous les jours. (...) En plus de la peur de mourir, il y a désormais les effets économiques et sociaux de la crise."

Dans le monde du travail, les effets du reconfinement sont aussi parfois dévastateurs. "Tous les voyants sont au rouge", a estimé Xavier Alas Luquetas, psychothérapeute et cofondateur du cabinet Eléas, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux. "Les gens sont sortis du premier confinement épuisés, avec une pression réelle de beaucoup d'entreprises et parfois des travailleurs eux-mêmes pour mettre les bouchées doubles. Beaucoup n'ont plus de ressources pour vivre un deuxième confinement", s'est-il inquiété.

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