Reconfinement : les bars et restaurants resteront-ils fermés pour les fêtes ?

Reconfinement : les bars et restaurants resteront-ils fermés pour les fêtes ?
Un restaurant de l'avenue des Champs-Elysées, à Paris, fermé à cause du confinement, le 12 novembre 2020.

, publié le mardi 17 novembre 2020 à 08h03

Selon Le Point et franceinfo, le gouvernement n'envisage pas de réouverture pour les bars, les cafés et les restaurants avant le 15 janvier, voire le 1er février.




Le retour à la vie d'avant n'est pas pour tout de suite. Alors que l'épidémie de Covid-19 semble régresser en France, il est encore "trop tôt pour crier victoire", a prévenu lundi 16 novembre le ministre de la Santé Olivier Véran.

Et si les commerces "non essentiels" peuvent espérer rouvrir dès le 1er décembre, il n'en est rien pour les bars, restaurants et cafés, a réaffirmé samedi le Premier ministre dans les colonnes du Monde

Selon Le Point et franceinfo, les restaurants, cafés et bars devraient même rester fermés pour les fêtes de Noël. La date du 15 janvier, voire du 1er février 2021, serait largement évoquée par Bercy, selon ces deux médias. 





Contacté par France Télévisions, Matignon confirme qu'il sera compliqué de rouvrir les bars et restaurants avant les vacances de Noël, mais qu'au-delà, il est impossible de confirmer ou démentir une date. Le chef du gouvernement doit faire une annonce sur ce sujet la semaine prochaine, qui s'accompagnera d'aides financières supplémentaires pour le secteur, très impacté par le premier confinement. 

Le gouvernement leur donnera "des perspectives au début du mois de décembre", mais il n'y a pour l'instant "pas de décision prise sur le calendrier", a précisé mardi 17 novembre sur France 2 le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Le ministre de la Santé Olivier Véran a par la suite confirmé sur BFMTV qu'"ils ne rouvriront pas début décembre". "Nous verrons pour début janvier. Nous donnerons de la visibilité aux acteurs économiques", a-t-il conclu.

"La profession vit un vrai supplice"

"Il va falloir rapidement que le président de la république et le Premier ministre se reconnectent à leur pays et à leurs territoires", a réagi sur franceinfo Thierry Grégoire, président de l'Union des métiers des industries de l'hôtellerie (Umih) saisonniers, dénonçant "une politique des petits pas", avec des dates "qui sont sans arrêt repoussées". La profession est dans "l'incertitude la plus totale" et vit "un vrai supplice" après "neuf mois de sacrifices intenses de notre secteur d'activité, de fermetures, de réouvertures, de protocoles sanitaire, de couvre-feu en octobre puis de reconfinement".

Pour le patron de l'Umih, "on est en train de jeter tout un secteur d'activité qui est essentiel, parce que nous sommes des lieux de liberté". S'il ne conteste pas la gravité de la situation sanitaire, il se sent malgré tout dans "une dictature sanitaire". "L'économie est sacrifiée au profit du sanitaire", dénonce-t-il, rappelant que l'hotellerie représente "un million de salariés et plus de 250. 000 entreprises". 

 

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