Rave party en Bretagne : un organisateur mis en examen

Rave party en Bretagne : un organisateur mis en examen©Panoramic

publié le lundi 04 janvier 2021 à 19h11

Environ 2 000 personnes se sont rassemblées dans des hangars d'Ille-et-Vilaine pour fêter le passage à la nouvelle année. L'un des organisateurs de la soirée, qui s'était prolongée au-delà du réveillon, a été mis en examen ce lundi 4 janvier.

La fameuse rave party de Lieuron, en Ille-et-Vilaine, se poursuit, mais cette fois sur le terrain judiciaire.

Ce lundi 4 janvier, l'homme de 22 ans placé en garde à vue samedi 2 janvier a été mis en examen, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui, relate Ouest-France. 16 autres délits ont été recensés lors de sa présentation devant le parquet de Rennes. D'après le quotidien régional, il encoure jusqu'à dix ans de prison. Avant sa mise en examen, le jeune homme a reconnu les faits. Les autres organisateurs sont toujours recherchés.

Dans des hangars, ce sont environ 2 000 personnes qui ont passé du bon temps durant cette nuit de réveillon, lassées, disent-elles, de ne plus pouvoir faire la fête depuis des mois et inquiètes des possibles conséquences de mesures prises pour une minorité de cas graves sur la santé mentale. Vendredi 1er janvier au soir, la fête battait encore son plein, obligeant le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a convoqué une réunion afin d'évoquer le sujet.


Selon BFM TV, environ 150 gendarmes ont été mobilisés sur les lieux pour tenter d'évacuer la zone. Même si les forces de l'ordre empêchaient l'accès à la zone, de nouvelles personnes rejoignaient encore la fête clandestine dans la journée du 1er janvier. BFMTV relevait que les forces de l'ordre avaient tenté d'entraver la tenue de l'événement mais qu'elles avaient été victimes de tirs de projectiles. En marge de la soirée du réveillon, leur véhicule avait été incendié et trois gendarmes avaient été blessés dans ce qui s'était transformé en échauffourée. La tension était telle que des renforts avaient été appelés.


De nombreuses fêtes illégales

Ce cas est loin d'être isolé et bien d'autres villes ont été le théâtre de fêtes illégales dans la nuit de jeudi à vendredi. Ainsi, à Marseille, 400 personnes se sont réunies dans le 10ème arrondissement. Cette fois-ci, l'organisateur de la soirée a été placé en garde à vue et 156 personnes ont écopé d'amendes, note encore BFMTV. Par ailleurs, on sait que dans l'Hérault, une soirée « secrète » devait être organisée pour fêter cette nouvelle année. Le jour même, Pierre, l'un des invités, s'était confié à France Bleu. Il racontait par exemple qu'il ne connaîtrait le lieu que grâce à un mail envoyé à 16 heures mais qu'il s'agissait de toute évidence d'un « grand domaine ». En dépit de la culpabilité qu'il ressentait, il comptait néanmoins violer le couvre-feu : « On risque encore d'être confiné quelque temps, c'est pas facile mentalement au quotidien de bosser, de rentrer à la maison, de ne rien pouvoir faire. C'est vrai, on fait une soirée. J'essaie de ne pas trop y penser, parce que oui, je culpabilise un peu. » 

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