Ravagée par un petit rongeur dévastateur, l'Occitanie face à un véritable problème de santé publique

Ravagée par un petit rongeur dévastateur, l'Occitanie face à un véritable problème de santé publique©Paysage d'Occitanie. Capture Google Street View

publié le mercredi 24 mars 2021 à 16h16

Comme le rapporte France 3 Occitanie ce mercredi 24 mars, une surpopulation de rats taupiers à proximité des captages d'eau pose un problème de santé publique. En partie lié au climat, ce phénomène a été classé en danger sanitaire prioritaire au niveau régional.

Une réunion est prévue le 2 avril, sous l'égide du préfet de Région, pour contribuer à mettre en place un plan de lutte à grande échelle.

Comme le rapporte France 3 Occitanie, 9 des 13 départements de la région sont la proie du campagnol qui ravage les paysages et menace l'équilibre économique de plusieurs filières agricoles telles que l'élevage, l'arboriculture ou le maraîchage. D'une longueur d'une vingtaine de centimètres, ce petit rongeur, appelé aussi rat taupier, mange chaque jour son poids en racines, creuse des galeries dans le sol et ravage les paysages. Les dégâts sont considérables. Comme le précise en effet France 3, l'animal sévit dans les prairies, mais détruit également les récoltes en grandes cultures, comme la pomme de terre, ou encore les arbres fruitiers dont ils mangent les racines.



Cette surpopulation de rats taupiers à proximité des captages d'eau pose par ailleurs un problème de santé publique. Des agriculteurs ont ainsi eu la mauvaise surprise de retrouver dans leurs abreuvoirs des cadavres de rats en décomposition. Mais leur nombre ne fait qu'augmenter, en raison d'une reproduction très rapide, pouvant aller jusqu'à 1 000 sujets/individus par hectare. Pour tenter de piéger l'animal, plusieurs recours sont possibles : l'utilisation de produits à base de phosphore de zinc, de produits phytosanitaires, le compactage des sols, des installations pour les prédateurs, tels que des nichoirs à destination de chouettes effraies, ou encore l'envoi de gaz pour faire exploser les galeries des rongeurs.

Mais y a-t-il une raison précise à ce fléau ? "On se demande si ces pullulations ne sont pas un effet du réchauffement climatique", explique au micro de France 3 Matthieu Keller, chercheur au Laboratoire de physiologie de la reproduction et des comportements à l'Université de Tours. Alors que ce phénomène a été classé en danger sanitaire prioritaire au niveau régional, les dégâts provoqués sont en cours de chiffrage.

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