Rats et punaises de lit à Strasbourg : le débat sur l'approche "bienveillante" de la mairie refait surface

Rats et punaises de lit à Strasbourg : le débat sur l'approche "bienveillante" de la mairie refait surface
Un rat, à Paris (illustration)

, publié le samedi 27 février 2021 à 09h30

Près de six mois après une séance de conseil municipal consacrée à la question, une élue a de nouveau écorché la politique de la majorité écologiste en matière de gestion des rats et des animaux "liminaires".

"Changer les mots ne permet pas de changer les maux!". A Strasbourg, une conseillère municipale de l'opposition, Rebecca Breitman, s'est en pris une nouvelle fois à la politique prônée par la majorité, au sujet des animaux nuisibles, que la mairie ne souhaite plus qualifier par ce terme, mais par celui de "liminaires". Cette prise de position intervient suite à la parution d'un article des Dernières Nouvelles d'Alsace, mercredi 24 février, faisant état d'un immeuble de Neudorf (quartier le plus peuplé de Strasbourg, ndlr), "colonisé" par les rats.


Se basant sur cette actualité, l'élue municipale du groupe "Strasbourg Ensemble" (alliance En Marche, MoDem, Agir et société civile, ndlr) a republié un débat du conseil municipal de Strasbourg, en date du 21 septembre 2020, à l'occasion de la mise en place d'une "mission d'information et d'évaluation pour la gestion du rat en ville et des animaux liminaires dans l'habitat"



On y voit une représentante de la majorité écologiste prôner une approche "plus bienveillante" des animaux, demandant notamment à ce qu'ils ne soient plus qualifiés de "nuisibles". La conseillère municipale déléguée Marie-Françoise Hamard plaide par ailleurs pour une régulation douce, qui pourrait "assurer une gestion pérenne et efficace des animaux"."Les comprendre, c'est déjà esquisser les solutions, c'est commencer à agir sur elles. Il faut changer de regard", faisait valoir pour sa part l'adjoint à la maire Marc Offsess, dans les colonnes de 20 Minutes.

"Posons-nous les bonnes questions! Quelle est la priorité? J'aimerais qu'on se reconcentre sur les vraies priorités : celles des gens qui vivent dans des situations insalubres et peut-être pas celle de la punaise de lit qui squatte l'oreiller de la voisine", déplorait pour sa part Rebecca Breitman, appelant à parler des questions de solidarité "déjà envers celles et ceux qui vivent dans des situations qu'aucun de nous n'accepteraient". "Le bien-être et les conditions sanitaires des habitants doivent être notre priorité !", insiste t-elle ainsi dans un tweet, publié vendredi 26 février.

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