Rassemblement national : malgré l'appel aux dons, "le compte n'y est pas", déplore Sébastien Chenu

Rassemblement national : malgré l'appel aux dons, "le compte n'y est pas", déplore Sébastien Chenu
Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national, le 3 octobre 2017 à l'Assemblée nationale

Orange avec AFP, publié le jeudi 02 août 2018 à 13h11

Le Rassemblement national (RN, ex-FN) parviendra-t-il à se maintenir à flot ? Le parti manque de fonds malgré son appel aux dons, a assuré son porte-parole Sébastien Chenu jeudi 2 août. Le RN en avait appelé à la générosité de ses soutiens, début juillet, après le gel de deux millions d'euros d'aide publique.

Les caisses du Rassemblement national ne sont pas suffisamment pleines. "Aujourd'hui, le compte n'y est pas", a lancé son porte-parole sébastien Chenu au micro de France Info jeudi. Le 8 juillet, le parti avait lancé un appel aux dons après la saisie de deux millions d'euros, dans le cadre de l'affaire des emplois présumés fictifs au Parlement européen.

En un peu moins d'un mois, le parti a récolté environ 500.000 euros, a détaillé Sébastien Chenu. A la mi-juillet, le parti avait annoncé qu'il disposait des 350.000 euros nécessaires à son financement pour le mois d'août, mais pas pour le mois de septembre.

DÉTOURNEMENT DE FONDS ?

Fin juin, deux juges financiers parisiens ont ordonné la saisie de deux millions d'euros. Les deux juges estiment avoir "réuni de nombreux indices" montrant que le Front national a organisé "de manière concertée et délibérée" un "système de détournement de (...) fonds européens à son profit".

Le RN, qui risque la cessation de paiement, a fait appel, qui n'est toutefois pas suspensif. Une audience doit avoir lieu lundi 6 août devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris. "Je rappelle que cette subvention, c'est l'argent que nous obtenons à travers le vote des électeurs aux élections législatives. C'est donc l'argent que les Français ont souhaité nous donner à travers leur bulletin de vote", a estimé Sébastien Chenu jeudi. 

"DEUX POIDS, DEUX MESURES"

"Monsieur Bayrou a exactement la même problématique que nous sur l'affaire des assistants parlementaires européens", a fait valoir le député du Nord. "Il n'y a toujours pas de juge désigné pour instruire cette affaire-là.  On nous fait une guerre. Les deux jugessont archi-politisés et mènent une guerre tout à fait personnelle et politique contre le RN", a-t-il insisté.

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