Radars incendiés : huit "gilets jaunes" mis en examen

Radars incendiés : huit "gilets jaunes" mis en examen
Un radar fixe incendié à Sète (Hérault).

, publié le samedi 06 avril 2019 à 11h42

Une neuvième personne a été remise en liberté pour des raisons de santé. 

Huit "gilets jaunes" de la Loire, âgé de 20 à 41 ans, ont été mis en examen jeudi 4 et vendredi 5 avril pour leur implication dans l'incendie de plusieurs radars fixes. L'un d'eux a été écroué "compte-tenu de son rôle majeur dans la commission des faits" pour "destruction en bande organisée du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes". Les autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de manifester. Une neuvième personne, une femme, a été remise en liberté pour des raisons de santé. Elle sera convoquée ultérieurement par le magistrat instructeur, a précisé le parquet de Saint-Etienne.

Deux autres "gilets jaunes" déjà mis en examen et écroués

Au cours de l'instruction, les enquêteurs ont découvert que les personnes mises en cause avaient organisé une réunion préparatoire au sabotage de cinq radars, dont deux ont été totalement détruits, sur un rond-point de Saint-Etienne. Ils encourent des condamnations qui peuvent aller jusqu'à trois ans de prison, selon un enquêteur qui souligne que la valeur à neuf d'un radar fixe se situe autour de 50.000 euros. La dégradation des radars va coûter 660 millions d'euros à l'État.

Deux autres "gilets jaunes", de 22 et 28 ans, appartenant au même groupe, avaient déjà été mis en examen et écroués le 2 février, après leur interpellation en flagrant délit d'incendie d'un radar fixe.
 

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