Quatrième vague de Covid-19 : "une épidémie de jeunes", selon Olivier Véran

Quatrième vague de Covid-19 : "une épidémie de jeunes", selon Olivier Véran
Le ministre de la Santé Olivier Véran

publié le mardi 20 juillet 2021 à 09h45

Invité de RTL mardi matin, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait le point sur la quatrième vague épidémique qui déferle sur la France. 

Pour le ministre de la Santé Olivier Véran, "la quatrième vague est là". "Nous sommes à plus de 7.000 cas en moyenne par jour dans notre pays", a-t-il expliqué au micro de RTL mardi 20 juillet.

Le ministre pointe la rapidité de propagation du variant Delta par rapport aux autres souches du Covid-19. "Ce qui change par rapport à la 1ère, la 2ème et la 3ème vague, c'est que le virus va très vite. Il est beaucoup plus contagieux et on le constate chaque jour. On est entre 100 et 130 % d'augmentation des cas en une semaine", a-t-il développé. 


"Une ou deux heures" pour être contaminé

Olivier Véran décrit "une épidémie de jeunes. Les 15 - 40 ans, même plus précisément les 20 - 30 ans, ont le taux d'incidence le plus élevé. Aujourd'hui dans certains départements, je pense aux Pyrénées-Orientales, on a un taux d'incidence qui est au-dessus de 1.000 chez les jeunes", illustre-t-il.  Pourquoi une telle augmentation ? "Ils sont moins vaccinés que les personnes âgées, davantage protégées par le vaccin".



Faisant référence au cluster formé à Bordeaux après des soirées dans une boîte de nuit, Olivier Véran affirme qu'"en l'espace d'une ou deux heures, si vous êtes en contact avec des gens qui sont potentiellement contagieux, si vous n'êtes pas vacciné, vous allez attraper le virus".  

Si les jeunes développent beaucoup moins de formes graves du Covid-19, les plus jeunes sont toutefois menacés de faire des "Covid long", prévient Olivier Véran. C'est à dire qu'ils seront "KO pendant des semaines voire des mois. (...) Il y a aussi des cas graves, mais c'est plus rares". 

Des chiffres qui montent chez les plus fragiles

Toutefois, si les chiffres restent encore assez bas, les indicateurs remontent, à l'hôpital notamment. "On constate que nos indicateurs - admissions aux urgences, en réanimation - s'ils restent encore assez faibles à ce stade, ont commencé à augmenter". Interrogé sur une augmentation possible du nombre de contaminations à 40.000, 50.000 voire 60.000, "on peut avoir rapidement des chiffres qui peuvent donner le vertige", confirme le ministre.

Il observe en outre "aussi une augmentation du taux d'incidence chez les personnes plus âgées au dessus de 60 ans. Et plus on aura une augmentation du nombre de cas chez les personnes âgées, plus on aura une augmentation des hospitalisations et des décès", analyse-t-il. "Il y a encore 10 à 15 % des personnes âgées et fragiles qui ne sont pas vaccinées. C'est beaucoup. La première vague qui a mis en très forte tension tous les hôpitaux de France n'a touché que 2 à 3 % de la population", met en garde le ministre de la Santé. 

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