Quand l'armée française tenait les "disparus de Mourmelon" pour de simples déserteurs...

Quand l'armée française tenait les "disparus de Mourmelon" pour de simples déserteurs...©CAPTURE ECRAN / 13H15 / FRANCE 2

franceinfo, publié le dimanche 06 mai 2018 à 18h00

Au camp militaire de Mourmelon, dans la Marne, la disparition le 30 avril 1985 de Patrick Gache passe pour une banale désertion. Il est le septième garçon sur huit, disparu ou retrouvé mort entre 1980 et 1987, sur la liste des victimes présumées de l'adjudant-chef Pierre Chanal. Son procès n'aura jamais lieu, car il s'est finalement suicidé en détention.

L'institution militaire envoie ainsi un document que la famille du jeune homme a du mal à digérer trente ans plus tard : "Nous avons reçu une amende à payer de 302 francs de l'époque [environ 58 euros] pour désertion. Et en plus, on le condamne... pour le remercier de sa disparition, à cinq mois d'emprisonnement. Au lieu d'avoir un devoir d'inquiétude, pour savoir ce qu'il était devenu, on s'obstinait dans la

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