Pyrénées-Orientales : le combat d'un village contre des milliers de fourmis

Pyrénées-Orientales : le combat d'un village contre des milliers de fourmis©Sirach, capture Google Street View

publié le samedi 07 août 2021 à 17h22

Chaque année, entre le 15 avril et le 15 août, des milliers de fourmis élisent domicile dans des dizaines de maisons à Sirach, une commune du Conflant, raconte Midi Libre.    

"Rien ne résiste à un acharnement de fourmi", écrivait Victor Hugo dans Les travailleurs de la mer.

Et ce ne sont pas les habitants de Sirach qui diront le contraire. Depuis plus de dix ans, des fourmis envahissent les maisons des habitants de cette commune des Pyrénées-Orientales, "par les gaines électriques, téléphoniques et autres", explique Midi Libre. Les petits insectes se glissent partout. On les retrouve derrière les prises de courant, sur le sol, "sortant de la moindre fissure" mais aussi sur un enfant qui fait sa sieste dans son landau.    




En s'attaquant aux fils électriques, ils mettent en danger les habitants du village catalan. Midi Libre rapporte en effet que les fourmis ont causé un court-circuit qui a "provoqué un début d'incendie". La dégradation du matériel électrique a également causé une défaillance dans le fonctionnement des sonnettes de certaines habitations ; celles-ci s'étaient alors mises à retentir toutes seules.    

Des habitants démunis    

Les habitants de Sirach ont pourtant tout essayé pour chasser ces hôtes indésirables. Plusieurs professionnels se sont d'ailleurs succédé "afin d'éradiquer ces invasions". Sans succès. Alors que les colonisations continuent de perturber le quotidien des habitants, ces derniers se sont récemment regroupés en un collectif. Celui-ci a pour objectif de remettre une nouvelle pétition au maire de la commune. Le premier magistrat, Jean Maury est informé de la situation, et ce depuis des années mais il n'arrive ni à aider ses administrés ni à expliquer ce phénomène étrange qui se reproduit chaque année entre le printemps et la fin de l'été. Afin de répondre concrètement aux sollicitations des Sirachois, l'affaire pourrait remonter jusqu'à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass).

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