Puy-de-Dôme : trois gendarmes tués et un quatrième blessé lors d'une intervention

Puy-de-Dôme : trois gendarmes tués et un quatrième blessé lors d'une intervention
Le quatrième gendarme est dans un état grave

, publié le mercredi 23 décembre 2020 à 07h30

Les gendarmes intervenaient pour des faits de violences sur conjoint peu après minuit dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 décembre.

Trois gendarmes ont été tués et un quatrième a été blessé lors d'une intervention dans un hameau isolé près de Saint-Just (Puy-de Dôme), dans la nuit de mardi 22 à mercredi 23 décembre, alors qu'ils intervenaient pour des violences intra-familiales, le plus tragique événement de l'année impliquant les forces de l'ordre. Deux gendarmes ont été alertés pour des faits de violences sur conjoint peu après minuit. Ils ont été visés par des tirs d'arme à feu après avoir tenté de s'approcher de la maison.

La femme menacée s'était réfugiée sur le toit. L'un des gendarmes est mort des suites de ses blessures, un deuxième a été touché à la cuisse et a été transporté par les pompiers vers le centre hospitalier d'Ambert.


Des gendarmes présents aux abords de l'habitation et cherchant à savoir si les pompiers pouvaient s'engager pour éteindre l'incendie ont à leur tour été visés. L'homme, retranché chez lui et lourdement armé, a alors fait deux nouvelles victimes parmi les militaires, a confirmé à l'AFP le parquet de Clermont-Ferrand. La femme menacée a pu être mise en sécurité et est actuellement interrogée pour tenter de faire la lumière sur les faits. Le tireur serait connu pour des incidents liés à des problèmes de garde d'enfant. L'incendie n'est toujours pas maîtrisé mais ne menace pas d'autres habitations

"Au moins sept membres du GIGN sont sur place. Les plus grandes précautions sont prises au regard de la dangerosité de l'individu", a déclaré à l'AFP une source proche de l'enquête. "C'est une opération de gendarmerie qui s'inscrit dans un cadre de violence intra-familiale qui a connu des suites toujours en cours de développement", a ajouté la préfecture du Puy-de-Dôme.

Ce direct est maintenant terminé. 

12h30 : "Je suis venu ce matin dans le Puy-de-Dôme, accompagné des élus, pour présenter mes condoléances aux camarades des trois gendarmes tués
qui, dans une intervention courageuse et héroïque, quotidienne, pour secourir une femme et son enfant de violences conjugales, familiales, sont morts cette nuit dans des circonstances particulièrement ignobles. J'ai évidemment une pensée toute particulière pour les quatre orphelins, pour les veuves, pour toute la gendarmerie nationale, pour toutes les forces de l'ordre qui connaissent, par ce drame, l'un des évènements les plus tragiques de leur histoire. Avec les trois gendarmes décédés cette nuit, c'est le onzième décès des forces de l'ordre depuis le début de l'année", a déclaré Gérald Darmanin.


11h43 : le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin est arrivé sur place.

11h30
: Marlène Schiappa a réagi au micro de BFMTV : "Les auteurs de violences conjugales sont un danger pour la société. On dit que les auteurs de violences conjugales sont dangereux pour leur femme, pour leurs enfants, en réalité ils sont des dangers pour la société. Ce sont des gens qui s'imaginent posséder leur femme, leur compagne, posséder leur famille, ils ne supportent pas que leur femme ou leurs enfants aient une existence autonome en dehors d'eux, et ils sont prêts à tout pour maintenir cette possession et cette rage, ils sont prêts à être violents vis-à-vis d'autres personnes. Il est impératif de continuer cette lutte contre les violences policières, y compris en amont."

9h24 : Emmanuel Macron a réagi sur son compte Twitter : "Ils intervenaient pour secourir une femme victime de violences conjugales dans le Puy-de-Dôme, trois gendarmes ont été tués, un quatrième blessé. La Nation s'associe à la douleur des familles. Pour nous protéger, nos forces agissent au péril de leur vie. Ce sont nos héros."


8h46 : Le forcené a été retrouvé mort, annonce le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui se rend sur place.



8h33 : "Un dispositif très important de contrôle s'est mis en oeuvre par les gendarmes du département, très rapidement monté en puissance avec plusieurs renforts, dont l'antenne du GIGN de Dijon qui est arrivé sur les lieux, le GIGN est arrivé aussi sur les lieux, on a un escadron de gendarmerie mobile en renfort et plusieurs moyens techniques : des équipes cynophiles, de recherche de personnes, un hélicoptère, qui sont tous concentrés sur la mission qui est de recherché l'auteur", a continué le général Laurent Bitouzet sur BFMTV.

8h30 : La femme du tireur est "en sécurité avec les gendarmes", a ajouté le général Laurent Bitouzet, chef du Sirpa-gendarmerie, sur Franceinfo.

8h27 : L'auteur des tirs est toujours en fuite, il "est susceptible d'être armé, susceptible d'être dangereux", a précisé sur l'antenne de Franceinfo le général Laurent Bitouzet, chef du Sirpa-gendarmerie.

8h10 : "Le brigadier Mavel, 21 ans, est grièvement touché et succombe à ses blessures malgré les soins apportés. Un deuxième militaire est blessé à la cuisse et pris en charge par les secours, ses jours ne sont pas en danger. Deux militaires qui effectuaient une reconnaissance en direction de la maison sont à leur tour pris sous le feu du forcené. Le lieutenant Morel, 45 ans, et l'adjudant Dupuis, 37 ans, sont alors mortellement touchés", détaille un communiqué du ministère de l'Intérieur.

7h52 : Gérald Darmanin s'est exprimé sur les réseaux sociaux : "Cette nuit, la gendarmerie a perdu trois des siens, animés par le service de la France. La Nation s'incline devant leur courage et leur engagement. Je présente mes condoléances à leurs familles et à leurs camarades. Tout est mis en œuvre pour interpeller l'auteur des faits."

7h48 : l'opération est toujours en cours, un homme de 48 ans est toujours recherché.

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