Publication de caricatures de Mahomet : "La Nouvelle République", menacée, porte plainte

Publication de caricatures de Mahomet : "La Nouvelle République", menacée, porte plainte
(illustration)

, publié le mercredi 21 octobre 2020 à 13h03

Cette une, "c'était dire 'stop à la barbarie', c'était réaffirmer notre attachement à la liberté d'expression, aux valeurs de la République, à la laïcité."

Au surlendemain de l'assassinat de Samuel Paty, La Nouvelle République avait fait un "choix rédactionnel fort" en publiant en couverture, une caricature de Mahomet de Charlie Hebdo. Après des menaces sur les réseaux sociaux, le directeur de la rédaction de ce quotidien basé à Tours a décidé de porter plainte, rapporte BFMTV mercredi 21 octobre.


"Cette une choc, qui était un choix rédactionnel fort, sur une idée (du) président du directoire, a suscité d'énormes réactions, sur les réseaux sociaux notamment, a expliqué Christophe Hérigault sur BFMTV. L'immense majorité des réactions étaient positives, selon lui, mais "quatre ou cinq messages, notamment sur Facebook", étaient "sans équivoque" et constituaient des menaces claires vis-à-vis de la rédaction du quotidien. C'est "ce qui nous a poussé à porter plainte pour le principe", a-t-il indiqué.


"Cette une et l'édito qui allait avec, (...) c'était dire 'stop à la barbarie', c'était réaffirmer notre attachement à la liberté d'expression, aux valeurs de la République, à la laïcité. On est un journal issu de la Résistance, (...) respectueux des croyances et des spiritualités de chacun."

"Il n'y avait absolument pas de volonté de provocation, mais encore une fois d'accompagner et de crier notre colère", a conclut Christophe Hérigault.











 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.