Protocole, masque, tests, vaccination : quatre questions sur la rentrée scolaire

Protocole, masque, tests, vaccination : quatre questions sur la rentrée scolaire
Photo d'illustration.
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publié le jeudi 02 septembre 2021 à 07h00

Environ 12,4 millions d'élèves retournent en classe jeudi 2 septembre, pour la deuxième rentrée consécutive sous le signe du Covid-19. 

1. Quel est le protocole sanitaire ? 

Pour cette rentrée, le gouvernement a retenu le protocole sanitaire de "niveau 2" sur 4.

Cela permet à tous les élèves de retourner en classe. 
Dès l'entrée en CP, à 6 ans, tous les élèves doivent porter un masque à l'intérieur. Les établissements doivent renforcer l'aération des locaux. 




Certains syndicats d'enseignants craignent que ces mesures soient insuffisantes face à la circulation du variant Delta. "Nous redoutons que les mesures ne soient pas suffisamment prudentes, notamment sur la restauration scolaire", explique Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa. Son syndicat propose que les enfants déjeunent toujours à la même place à la cantine, afin de faciliter l'identification des éventuels cas contacts.

Les syndicats regrettent aussi le manque d'équipement pour maîtriser la qualité de l'air dans les écoles. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer souhaite généraliser les capteurs de CO2 dans les établissements. Il assure que le ministère peut aider les collectivités locales à investir dans ces outils. Mais "le plus important, c'est d'aller ouvrir les fenêtres le plus souvent possible", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse la semaine dernière. 

2. Les élèves peuvent-ils être testés ? 

Pour éviter l'apparition de foyers de contamination en milieu scolaire, le gouvernement prévoit de poursuivre sa campagne de dépistage, avec quelques ajustements. "Dans le primaire, nous gardons une stratégie de dépistage massif avec un objectif de 600.000 tests salivaires hebdomadaires", selon Jean-Michel Blanquer.




Mais certaines familles sont réticentes. "Il faudrait mener une campagne de communication pour que les parents puissent comprendre la nécessité de faire réaliser ce genre de tests car l'an dernier, le taux d'acceptation n'avait atteint que 60%", relève Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU. 

Dans le secondaire, le gouvernement compte adopter une "stratégie de ciblage" pour proposer les autotests aux collégiens et lycéens dans les zones de circulation active du virus. Deux autotests par semaine seront aussi distribués aux personnels.

3. Comment s'organise la vaccination ?

Nouveauté cette année, les collèges et lycées vont contribuer dès la rentrée à la campagne de vaccination contre le Covid-19, ouverte aux plus de 12 ans. Le gouvernement prévoit d'envoyer des "équipes mobiles" dans certains établissements et de transporter des groupes d'élèves volontaires vers les centres de vaccination. Au niveau national, 57% des 12-17 ans ont déjà reçu au moins une dose de vaccin. 

"C'est intéressant de vacciner en milieu scolaire, notamment pour les familles éloignées des centres de vaccination, mais il faut absolument que ces opérations soient anticipées pour leur bon déroulement", souligne Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. Pour le premier syndicat du secondaire, de nombreuses questions restent encore sans réponse. "Qui va recueillir les consentements des familles ? Qui va encadrer les élèves ?"... 

Concernant les enseignants, 89% d'entre eux sont en passe d'avoir un schéma vaccinal complet, a indiqué le ministre. 

4. Quelles sont les règles en cas de contamination ?

Dans le primaire et en maternelle, où les enfants n'ont pas l'âge d'être vaccinés, la règle reste la fermeture de toute la classe pour sept jours en cas de contamination. 

Dans les collèges et lycées, lorsqu'un cas est détecté dans une classe, seuls les cas contacts non-vaccinés devront s'isoler une semaine. Si un élève est identifié comme cas contact, l'établissement contacte ses parents, qui peuvent faire une attestation indiquant son statut vaccinal, afin qu'il puisse retourner en classe. "La vérification du statut vaccinal via une attestation des parents est délirante", déplore le syndicat du secondaire Snalc. "On ne peut pas fonctionner ainsi et on a l'expérience de l'an dernier sur le fait que certains parents (minoritaires) ne déclarent pas la vérité". 

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