Projet d'école musulmane à Albertville : le Rassemblement national manifeste

Projet d'école musulmane à Albertville : le Rassemblement national manifeste
La manifestation du RN le 17 avril devant la mairie d'Albertville.

publié le samedi 17 avril 2021 à 15h00

Une centaine de personnes se sont réunies devant la mairie d'Albertville à l'appel du Rassemblement national pour protester conte la construction d'une école musulmane, validée par la justice.

Vive polémique autour de la construction d'une école musulmane. Samedi 17 avril, une centaine de personnes a manifesté devant la mairie d'Albertville pour protester contre ce projet. 

Une bannière "Résistons à l'islamisation de notre région" a été déployée par les partisans du mouvement d'extrême-droite devant la mairie de cette ville de près de 20.000 habitants où la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG), proche de la Turquie, souhaite implanter une école de 400 élèves.



Présent à la manifestation, Andréa Kotarac, tête de liste du RN pour les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, dénonce "une situation absolument délirante, avec un projet mené par une organisation séparatiste". 

"L'islamisme d'Erdogan nous humilie à travers une décision de justice prononcé au nom du peuple français qu'il a insulté depuis près d'un an maintenant", poursuit le candidat, transfuge de la France insoumise, qui dénonce l'appel au boycott du rassemblement par l'opposition municipale locale de gauche. 


"Où est passée cette gauche qui avait Jaurès et Jeanne d'Arc dans son cœur ?", s'interroge-t-il. Laurent Jacobelli, tête de liste RN dans le Grand Est où la subvention un temps accordée par la mairie écologiste de Strasbourg à un projet de mosquée porté par Millî Görüs avait également suscité la polémique, était présent au rassemblement. 

"Une polémique nationale qui n'est pas la mienne"

Le maire d'Albertville Frédéric Burnier Framboret relève que "le sujet s'oriente vers une polémique nationale qui n'est pas la sienne".  L''élu avait annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal administratif de Grenoble. Le tribunal avait estimé que les motifs avancés par la mairie pour s'opposer au projet, portant notamment sur les places de stationnement, n'étaient pas recevables.  

Un projet qui divise 

"C'est une école privée islamique qui revendique sa prise de distance avec le système éducatif français", dénonçait le préfet de Savoie. On ne peut pas, en France, tolérer des établissements où on tient école de contre-République. C'est le devoir du maire et de l'État de ne pas accepter ce type d'initiative qui participe à un processus d'archipélisation de la société française", juge-t-il, rappelant que la CIMG a refusé de signer la charte des principes de l'islam de France. 

Le gouvernement, en réponse à la situation d'Albertville, a fait adopter un amendement de dernière minute au projet de loi sur le séparatisme pour permettre au préfet de s'opposer à l'ouverture d'écoles hors contrat soutenues par un Etat étranger "hostile" à la République.

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