Projet d'attentat contre Macron : une cheffe de file présumée des "Barjols" a été mise en examen

Projet d'attentat contre Macron : une cheffe de file présumée des "Barjols" a été mise en examen
Le président de la République, Emmanuel Macron.

, publié le samedi 07 novembre 2020 à 15h59

Une aide-soignante à la retraite, soupçonnée d'être une cheffe de file des "Barjols" a été mise en examen vendredi 6 novembre pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
       
Est-elle "l'instigatrice" des "projets" des "Barjols", ce groupe hétérogène proche de l'extrême droite identitaire, dont certains membres sont soupçonnés d'avoir voulu commettre une action violente contre le président Emmanuel Macron ? Une aide-soignante à la retraite a été mise en examen vendredi 6 novembre pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a appris l'AFP samedi de source judiciaire.



Selon Le Point, qui avait révélé cette arrestation, c'est un homme, déjà interpellé dans le cadre de l'enquête visant le groupe, qui l'a dénoncée. Il l'accuse d'être "l'instigatrice de leurs projets", toujours d'après l'hebdomadaire.

Cette cheffe de file présumée du groupe a été interpellée mardi par la DGSI et présentée vendredi à un juge antiterroriste qui l'a mise en examen.

Elle a ensuite été placée sous contrôle judiciaire. D'après Le Point, son profil Facebook "annonce la couleur". "Un zoom sur ses yeux bleus en surimpression surmonte un cœur formé d'armes à feu : des revolvers, des pistolets, un ou deux fusils et une grenade", détaille l'hebdomadaire.

Neuf personnes mises en examen

Ce groupuscule a été créé en septembre 2017, après l'élection d'Emmanuel Macron, avant d'être démantelé en novembre 2018.

Au total, neuf personnes sont à ce jour mises en examen dans cette affaire, selon un décompte de l'AFP. En novembre 2018, quatre hommes, âgés de 22 à 62 ans, avaient été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et détention d'armes non autorisée en relation avec une entreprise terroriste. Deux autres hommes, interpellés un an plus tard en Moselle, avaient également été mis en examen.

Un membre interpellé en possession d'un poignard

Les enquêteurs avaient précipité les arrestations en apprenant que l'un des hommes, Jean-Pierre Bouyer, retraité isérois, s'était déplacé dans l'est de la France où Emmanuel Macron se trouvait pour son périple mémoriel sur le centenaire de la fin de la Grande Guerre. Lors de son interpellation en Moselle, celui qui animait pour l'Isère la page Facebook des "Barjols", était en possession d'un poignard.

Début octobre, un avocat de la défense confiait à l'AFP : "C'est un dossier d'opportunité gonflé par les services" qui "ont surinterprété des propos incendiaires de gens révoltés mais qui n'avaient aucune réelle intention de projeter un attentat contre le président".

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