Projet d'action violente : cinq des sept militants de l'ultra-gauche placés en détention

Projet d'action violente : cinq des sept militants de l'ultra-gauche placés en détention
(Photo d'illustration)

, publié le samedi 12 décembre 2020 à 12h12

Neuf personnes soupçonnées d'avoir voulu préparer un projet d'action violente ont été interpellés cette semaine en région parisienne, dans l'agglomération toulousaine, en Dordogne et en Ille-et-Vilaine. Deux d'entre elles ont été relâchées, cinq écroués et deux placés sous contrôle judiciaire.

Cinq militants de l'ultra-gauche parmi les sept mis en examen vendredi 11 décembre pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle ont été placés en détention provisoire, a appris samedi l'AFP de source judiciaire.

Deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire.




Ces sept personnes - six hommes et une femme âgés de 30 à 36 ans - sont soupçonnées d'avoir voulu préparer un projet d'action violente. Elles ont été interpellées mardi en région parisienne, dans l'agglomération toulousaine, en Dordogne et en Ille-et-Vilaine, et placées en garde à vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en avril. Deux autres personnes interpellées en même temps ont, depuis, été libérées, sans poursuite à ce stade. 

Le "meneur" revenu de Syrie

Des armes et des produits pouvant entrer dans la composition d'engins explosifs ont été retrouvés lors de perquisitions menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon une source proche du dossier.

Selon une autre source proche du dossier, un des suspects, Florian D., considéré comme le "meneur", a combattu au côté des Kurdes au Rojava, une zone kurde autoproclamée autonome dans le nord-est de la Syrie. Depuis son retour en janvier 2018, la DGSI surveillait cet homme, et récemment, des signaux ont fait penser aux enquêteurs qu'il était en train de constituer un groupe en vue d'une action violente, précise franceinfo. 

Les précédents de l'ultra-gauche

Avant cette affaire, la dernière saisine connue de la justice antiterroriste pour des faits liés à l'ultra-gauche remonte à l'affaire de Tarnac en 2008, pour des soupçons de sabotage de lignes TGV. Mais les qualifications terroristes, objet d'un âpre débat, avaient été abandonnées par la justice avant le procès, qui s'était conclu par une relaxe quasi générale, à l'exception d'une condamnation à 4 mois de prison avec sursis.

Fin 2017, la revendication par des groupes d'ultra-gauche de trois incendies de casernes de gendarmerie avaient suscité des déclarations inquiètes de l'exécutif sur une possible résurgence de velléités terroristes de cette mouvance.

Début 2020, le procureur de Grenoble avait demandé, en vain, au parquet antiterroriste de se saisir des actions revendiquées par l'ultra-gauche, une quinzaine d'incendies dans sa région commis en trois ans visant la gendarmerie et différentes institutions (mairie, église, services publics).

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