Professeur décapité : "un attentat terroriste islamiste caractérisé", selon Macron

Professeur décapité : "un attentat terroriste islamiste caractérisé", selon Macron
Un policier devant le périmètre de sécurité à Eragny (Val d'Oise), où l'assaillant a été abattu

, publié le vendredi 16 octobre 2020 à 23h13

Emmanuel Macron s'est rendu vendredi soir au collège où travaillait le professeur retrouvé décapité, à Conflant-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Il a pris la parole, dénonçant "l'obscurantisme". 

La décapitation d'un enseignant de Conflans-Sainte-Honorine, en banlieue parisienne, est un "attentat terroriste islamiste caractérisé", a déclaré le président français Emmanuel Macron vendredi 16 octobre au soir, assurant que "l'obscurantisme ne gagnerait pas". 

Entouré du ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et de Marlène Schiappa, le chef de l'Etat s'est rendu peu après 21 heures au collège du bois d'Aulne, à proximité duquel le corps du professeur a été découvert, et où il travaillait.

L'enseignant avait fait parler de lui récemment dans son établissement scolaire après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors d'un cours sur la liberté d'expression, suscitant la colère de certaines familles. 



"Le terroriste a voulu abattre la République"

"Un de nos concitoyens a été assassiné aujourd'hui parce qu'il enseignait", a dit le chef de l'Etat, voix grave, dans sa courte allocution. "Parce qu'il apprenait à des élèves la liberté d'expression. La liberté de croire ou de ne pas croire. Notre compatriote a été lâchement attaqué, a été la victime d'un attentat islamiste caractérisé", a-t-il ajouté, insistant sur le soutien que "la nation porte aux enseignants de la France toute entière".

"Le terroriste a voulu abattre la République dan ses valeurs, les lumières, la possibilité de faire de nos enfants des citoyens libres" a continué Emmanuel Macron. "Tous et toutes nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. L'obscurantisme et la violence qui l'accompagne ne gagneront pas. Ils ne nous diviseront pas. C'est ce qu'ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble", a-t-il ajouté. 

Les faits se sont déroulés vers 17H00, près du collège du Bois d'Aulne, de Conflans-Sainte-Honorine. Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de la ville ont été appelés pour un individu suspect rôdant autour d'un établissement scolaire, selon une source policière.

Sur place, ils ont découvert la victime et, 200 mètres plus loin sur la commune d'Eragny, ont tenté d'interpeller un homme armé d'un couteau qui les menaçait et ont fait feu sur lui. Avant de mourir de ses blessure, il a crié "Allah Akbar"

Cette attaque d'une violence inouïe intervient trois semaines après une attaque près des anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo, cible des jihadistes depuis leur publication des caricatures de Mahomet.

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