Professeur décapité : soupçons sur des collégiens, quinze personnes en garde à vue

Professeur décapité : soupçons sur des collégiens, quinze personnes en garde à vue
Un policier devant le collège du Bois de l'Aulne, où exerçait Samuel Paty

, publié le lundi 19 octobre 2020 à 17h45

Un ou plusieurs enfants scolarisés au collège de Conflans-Sainte-Honorine auraient "désigné" Samuel Paty à l'assaillant.

Quinze personnes étaient en garde à vue lundi après-midi dans l'enquête antiterroriste sur l'assassinat sauvage vendredi de Samuel Paty, un enseignant, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). De nouveaux individus ont été placés en garde à vue lundi dont une personne qui "a déjà été condamnée pour des faits de terrorisme et qui déclare spontanément avoir été en lien avec l'auteur quelques temps avant les faits", mais aussi quatre collégiens, alors qu'un élève a été relâché.

Selon une source proche du dossier, l'enseignant d'histoire-géographie du collège de Conflans-Sainte-Honorine a été "désigné" à l'assaillant, Abdoullakh Anzarov, "par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération".


Depuis l'assassinat de Samuel Paty, "plus de 80 enquêtes" ont été ouvertes pour haine en ligne et des interpellations ont eu lieu, a indiqué Gérald Darmanin, qui a affirmé vouloir dissoudre plusieurs associations dont le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). "51 structures associatives verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l'Etat et plusieurs d'entre elles, sur ma proposition, se verront dissoudre en Conseil des ministres", a annoncé Gérald Darmanin.
 

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