Professeur décapité dans les Yvelines : "horreur absolue", "ignoble crime", "abominable attentat"... La classe politique sidérée

Professeur décapité dans les Yvelines : "horreur absolue", "ignoble crime", "abominable attentat"... La classe politique sidérée
Des agents de police surveillent le périmètre de sécurité à Eragny (Val d'oise), où l'assaillant a été tué par balles

, publié le vendredi 16 octobre 2020 à 21h00

"Barbarie insoutenable", "ignoble crime"... Peu après le terrible meurtre par décapitation ce vendredi d'un professeur à Conflans Sainte-Honorine, dans les Yvelines, les politiques de tous bords ont pris la parole pour dénoncer cet acte d'une violence inouïe, qui intervient trois semaines après l'attaque au hachoir à Paris. 

Sur les réseaux sociaux ou à l'Assemblée nationale, les hommages et réactions se multiplient.

Quelques heures après le meurtre d'un professeur d'histoire, retrouvé égorgé à Conflans, dans les Yvelines, non loin de son établissement scolaire, le collège du Bois-d'Aulne, la classe politique de tous les bords a dénoncé un "abominable attentat". 

Un enseignant d'histoire-géographie a été décapité vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine et son agresseur présumé tué par la police, dans la ville voisine d'Eragny dans le Val d'Oise. Selon une source policière, la victime avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet. Le parquet national antiterroriste a annoncé s'être immédiatement saisi de l'enquête, ouverte pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".


"C'est la République qui est attaquée", pour Blanquer 


C'est la République qui est attaquée" avec "l'assassinat ignoble de l'un de ses serviteurs", a estimé vendredi soir le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, sur Twitter. 

"Notre unité et notre fermeté sont les seules réponses face à la monstruosité du terrorisme islamiste. Nous ferons face", a ajouté le ministre, prévoyant de recevoir dès le samedi les "représentants des personnels et des parents d'élèves". Vendredi soir, Emmanuel Macron et plusieurs de ses ministres, dont Jean-Michel Blanquer et Marlène Schiappa étaient attendus sur les lieux du drame, à Conflans.


L'Assemblée nationale debout 


Dans une ambiance empreinte d'émotion, les députés se sont levés à l'Assemblée nationale pour "saluer la mémoire" de la victime, dénonçant un "abominable attentat". 

Très affecté, le président de séance Hugues Renson (LREM) a pris la parole juste avant l'interruption des débats à 20H. "Nous avons appris avec effroi l'abominable attentat qui s'est produit. Au nom de la représentation nationale, en notre nom à tous, je tiens à saluer la mémoire de la victime", a-t-il souligné.

Il a adressé "l'expression de toute notre solidarité" à la "famille" de la victime, "à ses proches comme à ses collègues et à l'ensemble du corps enseignant".

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, "rendra naturellement un hommage" à la victime "lors de la séance de questions au gouvernement" mardi, a ajouté Hugues Renson.



"Nous sommes en guerre"

"Un professeur décapité pour avoir présenté les caricatures de Charlie Hebdo: nous en sommes, en France, à ce niveau de barbarie insoutenable. L'islamisme nous mène une guerre : c'est par la force que nous devons le chasser de notre pays." a écrit la cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen. 


De l'autre côté de l'échiquier politique, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon a lui dénoncé un "ignoble crime". "L'assassin se prend pour le dieu dont il se réclame. Il salit sa religion.", a-t-il écrit sur son compte Twitter, alors que l'assaillant aurait revendiqué un acte terroriste, d'après les médias sur place. 

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a également réagit : "J'apprends qu'un enseignant a été victime ce soir d'un assassinat barbare par un islamiste radicalisé. Face à ceux qui veulent nous détruire, détruire la parole libre de nos enseignants, nous devons être implacables et cesser de regarder ailleurs!"

Le député LR Eric Ciotti a lui averti : "Face à l'islamisme, il faut cesser de reculer, nous sommes en guerre ! Finissons-en avec les mots, finissons-en avec la demi mesure, finissons-en avec la lâcheté ! Pour vaincre, il faut agir !".

Fin septembre, Gérald Darmanin avait formulé un avertissement en ce sens, alertant sur la "réalité" sur risque terroriste en France, où "32 attentats" ont été déjoués depuis trois ans sur le territoire. 
 

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