Procès Troadec : l'accusé raconte les détails macabres de son quadruple meurtre

Procès Troadec : l'accusé raconte les détails macabres de son quadruple meurtre
(illustration)

publié le mardi 29 juin 2021 à 11h12

Les juges se penchent sur la personnalité et "l'état d'esprit" de Hubert Caouissin, qui a livré des détails glaçants sur son entreprise meurtrière.

"Je voulais tuer personne": la cour d'assises de Loire-Atlantique a pointé lundi les multiples incohérences dans le récit d'Hubert Caouissin, dont elle a tenté de saisir "l'état d'esprit" dans lequel l'accusé se trouvait la nuit où il a tué les quatre membres de la famille Troadec, en février 2017.

Alors que le procès est entré dans sa deuxième semaine, la présidente a longuement interrogé sur le fond l'accusé de 50 ans, s'intéressant à ses déplacements au pavillon d'Orvault en juin et novembre 2016, puis février 2017, pour "espionner" sa cible. 

Ces déplacements ont précédé les meurtres de son beau-frère et de sa belle-soeur, Pascal et Brigitte Troadec, 49 ans tous les deux, et de leurs enfants, Charlotte, 18 ans, et Sébastien, 21 ans, que Caouissin a tués à coups de pied de biche, la nuit des 16 et 17 février, persuadé de l'existence d'un "magot" familial que le couple Troadec aurait dissimulé à son profit.

En fin de journée, lundi, Hubert Caouissin a fait le récit de la façon dont il s'était débarrassé des corps de ses quatre victimes après les avoir ramenés au domicile familial à Pont-de-Buis (Finistère).

"Comme c'est organique, ça va disparaitre"

Après s'être muni de sa scie sabre, d'un couteau de cuisine et d'une pierre à aiguiser, il raconte par le menu comment il a procédé, jetant une partie des corps dans la chaudière et dispersant le reste "à droite et à gauche pour qu'ils n'existent plus". "C'était le chaos complet, je pensais à tout et n'importe quoi", dit-il.

A part les têtes qu'il avait, assure-t-il, oubliées.

Il affirme les avoir enfouies dans les berges d'un cours d'eau mais elles ne seront jamais retrouvées. La présidente lui rappelle que "379 morceaux de chair humaine" ont été récupérés dans les ronciers par les enquêteurs. "Je ne voulais plus rien voir. Comme c'est organique, ça va disparaître. Faut pas que ça existe", répond Caouissin.

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