Procès Tarnac: la présidente recadre les débats

Procès Tarnac: la présidente recadre les débats

Une partie des prévenus du procès de Tarnac et leurs soutiens à leur arrivée au tribunal correctionnel de Paris le 13 mars 2018

AFP, publié le vendredi 16 mars 2018 à 14h40

La présidente du tribunal correctionnel de Paris a recadré les débats vendredi à l'ouverture de la quatrième journée du procès de Tarnac, après les débordements constatés lors des premiers jours. 

"J'ai bien conscience que dans ce procès, il y a chez certains des prévenus une colère qui avait besoin de s'exprimer, c'est la raison pour laquelle, il m'a semblé qu'il était important de leur laisser une place pour pouvoir s'exprimer, ce qui fait que les débats ont été plutôt atypiques", a expliqué la présidente Corinne Goetzmann.

Questions, accusations, affirmations péremptoires... certains des prévenus et leur avocat Me Jérémie Assous sont parvenus depuis le début du procès à imposer leur tempo, les thèmes de débats devant un public acquis aux prévenus.

Ils ont bénéficié jusqu'à ce jour de la bienveillance de la présidente, sous l'œil furieux du procureur Olivier Christen.

Résultat, le procès a pris du retard et la présidente envisageait jeudi soir de revoir son programme en rajoutant des temps d'audience pour pouvoir finir dans les temps.

"Ce n'est pas comme cela que doit se dérouler un procès pénal", a recadré vendredi la magistrate en rappelant le principe du contradictoire.

"Il faut pouvoir discuter des éléments de preuve et pour cela, il faut s'écouter", a souligné la magistrate en appelant la défense à ne pas confondre cette phase du procès pénal avec leur plaidoirie.

"Ce procès est une affaire sérieuse", contrairement à ce qu'a montré "l'ambiance des premières journées", a dit Corinne Goetzmann en rappelant les peines encourues par les prévenus, jusqu'à 5 ans et 375.000 euros d'amende.

"Il y a peut-être derrière ce procès des enjeux médiatiques qui échappent au tribunal mais il y a aussi des enjeux humains", a-t-elle martelé.

Après avoir été poursuivis pendant neuf ans pour terrorisme, huit membres de la communauté libertaire de Tarnac sont jugés notamment depuis mardi pour  association de malfaiteurs de droit commun et la dégradation d'une ligne SNCF. Le procès est prévu jusqu'au 30 mars.

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5 commentaires - Procès Tarnac: la présidente recadre les débats
  • mam , pour sa competence a faire diversion , a eu droit au graal : députée européennne .

  • A quand le procès de M A M pour accusations mensongères ,atteinte à la moralité à des fins politiques ?

  • la C G T des cheminots serait elle au courant de ce qui c est passé ?

    A mon avis Sarkozy et Mam, beaucoup plus sur ce qui ne c'est pas passé.........

  • Les accusés sont peut être pris dans un imbroglio juridico-médiatique pollué par certains anciens dirigeants politique.

    Cependant, quand on pose la question à Julien Coupat de savoir s'il condamne la violence politique, il refuse de répondre.

    Peut-être pas coupable cette fois, certes ? Mais à Vichy, là ou l'ultragauche casse des abribus et dégrade le bien public, il ne condamne pas et est présent sur place.

    Peut être avez vous oublier qu'en droit français, c'est à l'accusation d'apporter la preuve de ses suspicions, pas aux accusés à se justifier d'une quelconque mise en cause. Si Coulpat ne répond pas à cette question, c'est qu'elle constitue un procès d'intention

    Vous oublier de dire que ces mêmes politiques qui poursuivent les "ultra gauche" de Tarnac utilisent eux même la violence à des fins politiques. Ainsi Mme Alliot Marie a t-elle proposé à son grand ami Ben Ali d'envoyer les forces anti émeutes françaises pour mater le printemps démocratique en Tunisie. Ainsi Mr Sarkozy a t-il armé les forces rebelles en Lybie et a apporté le soutien des forces armées françaises pour éliminer Khadafi. Où sont ils sur le banc des accusés ? Bien au contraire ce sont eux qui ont monté cette accusation contre ce groupuscule qui n'est peut être pas innocent d'actes de sabotage mais certainement d'actes de terrorisme Pour connaître la pertinence d'une question, il faut toujours également examiner son contraire.

  • Suggestion: Suspendre ce beau procès jusqu'à ce que la charmante Alliot Marie soit disponible, et dument convoquée, elle apporterait certainement la lumière qui manque aux débats.

    Alors la vous pouvez attendre longtemps sur la charmante, nous sommes en France pas dans un pays du nord de l'Europe....Les politique chez nous n'ont aucun compte a rendre sur leurs agissements.....Aucun....