Procès Merah : une famille de victime demande à ce que l'audience soit filmée

Procès Merah : une famille de victime demande à ce que l'audience soit filmée
Les équipes du RAID quittent la scène de l'assaut contre Mohamed Merah, le 22 mars 2012 à Toulouse

Orange avec AFP, publié le vendredi 08 septembre 2017 à 08h20

Si la requête est acceptée, il s'agirait du tout premier procès pour terrorisme filmé en France. L'avocat de la famille d'une des sept victimes de Mohamed Merah réclame l'enregistrement du procès du frère de l'assaillant au nom de "intérêt historique", selon une information révélée par France Info.

En 2012, ils ont perdu un proche, tombé sous les balles de Mohamed Merah.

Aujourd'hui, il veulent à tout prix garder une trace du procès pour la postérité. La famille de l'une des victimes du tueur de Toulouse et de Montauban a déposé une demande pour que les audiences, qui débuteront le mois prochain prochain, soient filmées et enregistrées. À partir du 2 octobre, le frère du tueur sera entendu par la justice. Le procès devrait durer cinq semaines. L'homme est soupçonné d'avoir été présent à des moments-clés de la préparation des attaques.



GÉNÉRATIONS FUTURES

"Il est important que les générations futures puissent savoir exactement ce qu'il s'est passé", estime Olivier Morice, l'avocat de la famille qui a déposé la requête. "C'est une affaire qui est marquante dans l'histoire du terrorisme et je crois qu'elle préfigure de nombreux autres actes terroristes qui se sont déroulés", a-t-il expliqué à France Info. L'avocat représentera les proches d'un militaire de 23 ans tué par Mohamed Merah lors des attentats de mars 2012. Selon lui, l'intérêt historique du procès pour l'avenir de la France n'est pas à prouver.



La justice a trois septembre pour se prononcer sur la demande formulée par la famille. Par le passé, seuls de très rares procès ont fait l'objet d'une captation vidéo. Ce fut le cas pour le jugement de Klaus Barbie en 1987 et d'une dizaine d'autres, dont ceux de Maurice Papon, du sang contaminés ou encore le premier procès d'un génocidaire rwandais en 2014.

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