France

Procès du "tueur de DRH" : "elle est morte à cause d’un fou furieux", le mari d’une victime témoigne

Alors que le procès de Gabriel Fortin, accusé d'un triple meurtre, s'ouvre mardi 13 juin dans la Drôme, le mari de l'une des victimes a exprimé toute sa peine au 20 heures de TF1.

"Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour je doive être dans un lycée à expliquer à mes enfants que leur maman ne reviendra plus jamais". C’est la voix nouée, que Mathieu Caclin, témoigne au JT de 20h de TF1. Sa femme, Géraldine Caclin, a été froidement abattue le 28 janvier 2021, présumément par Gabriel Fortin, surnommé le "tueur de DRH", dont le procès s’ouvre, mardi 13 juin, devant la cour d’Assises de la Drôme.

"C’est une scène que je revis très souvent. On est pris pas les pleurs, par des angoisses, par des oppressions", confie-t-il. DRH d’une entreprise située à Guilherand-Granges (Ardèche) où travaillait Gabriel Fortin, c’est Géraldine qui lui avait annoncé son licenciement en 2010, faute de compétences suffisantes, précise TF1. C’est probablement pour cette raison que, des années plus tard, il serait passé à l’acte. "Pour moi elle n’est pas morte à cause de son métier, elle est morte à cause d’un fou furieux", insiste Mathieu Caclin.

Un parcours meurtrier

Géraldine Caclin est l’une des trois victimes présumées de Gabriel Fortin. Avant elle, l’homme, qui bénéficie toujours de la présomption d’innocence, aurait tué deux autres personnes. Une première, le 26 janvier 2021, Estelle L., une autre DRH âgée de 39 ans, abattue dans sa voiture sur le parking de l’entreprise Knauf, à Wolfgantzen (Haut-Rhin), rappelle Le Point. Quelques heures plus tard, Gabriel Fortin aurait tenté de s’en prendre à l’un de ses anciens collègues, à Wattwiller, sans succès.

Le 28 janvier, Patricia P., une employée de Pôle Emploi, est abattue à Valence. Peu après, c’est donc Géraldine Caclin qui perdra la vie. Gabriel Fortin est interpellé le jour-même à Valence, alors qu’il roule à contresens avec une arme dans son véhicule.

"Si j'ai bien compris, la peine de sûreté, c'est 18 ans max parce qu'il n'est pas en état de récidive.(…) Après, moi, je suis incapable de l'accepter. Même 30 ans. Je ne suis pas sûr que ça change ma perception des choses. Il n'y a rien de réparable pour Géraldine", souligne encore Mathieu Caclin, à propos de la possible condamnation de Gabriel Fortin.

publié le 13 juin à 09h45, Orange avec 6Medias

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