Procès du gifleur : "Je me sentais investi" par les "gilets jaunes" et le peuple français

Procès du gifleur : "Je me sentais investi" par les "gilets jaunes" et le peuple français
Emmanuel Macron à Valence, le 8 juin 2021.

publié le jeudi 10 juin 2021 à 16h27

Pour lui, Emmanuel Macron "représente très bien la déchéance de notre pays", et il n'écoute pas les revendications des "gilets jaunes" et du "peuple français".

Jugé en comparution immédiate pour avoir giflé Emmanuel Macron, Damien T. a assumé son geste, et a dit s'être senti "investi" par les "gilets jaunes" et le "peuple français", a indiqué BFMTV jeudi 10 juin.

"Je me sentais investi par ce que représentent les gilets jaunes qui avaient été expulsés avant et par le peuple français en général", a expliqué le suspect, lors d'une audience au tribunal de Valence, 2 jours après avoir giflé le président de la République, lors d'un déplacement à Tain.


"J'estime que les gilets jaunes et le peuple français s'expriment mais que leur avis n'est pas écouté", a-t-il encore estimé, assurant que "la violence physique n'est qu'un dernier refuge".

Ne contestant "pas du tout" les faits, Damien T. a expliqué son geste par la "démarche élective" du président.

"Quand j'ai vu son regard sympathique et menteur, qui voulait faire de moi un électeur, j'étais rempli de dégoût, a-t-il assuré. J'ai vu des gens se faire expulser par la gendarmerie, ça m'a donné un sentiment d'injustice."

"Je pense que Macron représente très bien la déchéance de notre pays", a tranché le prévenu, qui a reconnu avoir envisagé en premier lieu de "lancer un œuf ou une tarte à la crème", ou encore d'arborer un gilet jaune ou un drapeau français. "L'acte est regrettable mais je n'ai aucunement envisagé de le commettre", a-t-il déclaré, soulignant avoir agi sur un coup de tête. Il a également assuré qu'a posteriori, il ne le referai pas. Damien T. n'a cependant pas exprimé de" regrets.

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