Procès des attentats du 13-Novembre : François Hollande veut être "aux côtés des victimes"

Procès des attentats du 13-Novembre : François Hollande veut être "aux côtés des victimes"
François Hollande devant le Bataclan, à Paris, le 14 novembre 2015.

publié le mercredi 08 septembre 2021 à 11h20

L'homme qui était président de la République au moment des attentats a promis de répondre à "toutes les questions" qui lui seront posées.

François Hollande a accepté de témoigner au procès des attentats du 13 novembre 2015 en sa qualité d'ancien président de la République, pour  se tenir "aux côtés des victimes", a-t-il expliqué mercredi 8 septembre.

"Il ne fallait pas qu'il y ait une forme d'interférence d'une personnalité politique, a expliqué François Hollande sur franceinfo, assurant qu'il a accepté de témoigner "dès lors que j'ai eu cette certitude que c'était une volonté des victimes -moi ce qui m'a toujours importé, c'est d'être aux côtés des victimes."


"Je vais répondre à toutes les questions qui me seront posées, à la fois sur ce qu'était la situation internationale -et notamment ce qui se produisait en Syrie et en Irak, quelle était l'action de la France-, a également promis l'ancien président. Je répondrais à toutes les questions sur ce qu'on été mes décisions pendant cette nuit terrible."

"Je répondrais aussi aux questions, si elles mes sont posées, sur ce qu'étaient nos informations (...), sur tout ce que les victimes, ce qui ont souffert et continuent de souffrir demanderont."

L'ancien chef de l'État a également insisté sur la nécessité de ce procès.

"En France, nous avons voulu qu'il y ait un procès, les victimes voulaient qu'il y ait un procès, a-t-il estimé. Et dans le box des accusés, il n'y pas seulement des complices. Il y a des hommes qui ont été directement partie prenante de la préparation et de l'organisation de ces attentats."


"Donc c'est très important qu'il y ait ce procès, à la fois pour que toutes les informations soient connues, pour que la vérité soit établie", a tranché François Hollande.

Interrogé sur la présence au procès de Salah Abdeslam au procès, il a estimé qu'un procès permettait d'abord aux victimes de s'exprimer. Mais, "il est de la responsabilité" du dernier survivant des commandos terroristes de s'exprimer. "Il doit parler aux victimes, a estimé l'ancien président. Il doit dire pourquoi il a commis ces actes, s'il a des regrets, quelle était sa participation."

"Et s'il ne dt rien, sa lâcheté sera encore plus grande que celle que l'on connaît aujourd'hui."

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