Procès des attentats du 13-Novembre : des centaines de nouvelles personnes veulent faire reconnaître leur statut de victimes

Procès des attentats du 13-Novembre : des centaines de nouvelles personnes veulent faire reconnaître leur statut de victimes
Des centaines de personnes ont demandé à se constituer parties civiles, à l'ouverture du procès des attentats du 13-Novembre.

publié le vendredi 10 septembre 2021 à 14h15

Les deux premières journées étaient consacrées à l'appel des parties civiles. La cour a procédé à l'examen d'éventuelles nouvelles constitutions, qui se sont ajoutées aux près de 1.800 personnes qui s'étaient déjà fait connaître.

Proches de personnes décédées dans les attentats, spectateurs du Bataclan ou du Stade de France, clients des bars pris pour cibles...

Ils ne s'étaient pas manifestés jusqu'alors, mais ont profité de l'ouverture du procès pour se faire reconnaître comme victimes des attentats. 




La cour a procédé, mercredi et jeudi, à l'appel des parties civiles constituées et a examiné ces nouvelles constitutions, avant de faire l'appel de plus d'une centaine de témoins. Pendant de longues heures mercredi, la cour d'assises spéciale a établi un impressionnant et fastidieux recensement, par ordre alphabétique, des près de 1.800 personnes souhaitant faire reconnaître leur qualité de victime de ces attentats, les pires de l'après-guerre en France. "J'ai changé d'avis", "je n'avais jamais parlé avant aujourd'hui": plusieurs centaines nouvelles demandes de victimes ont été adressées à la justice, jeudi, au deuxième jour du procès des attentats du 13 novembre 2015

Secouriste de la Croix-Rouge intervenu le premier aux abords du Bataclan le soir du 13 novembre 2015, membres du groupe de rock Eagles of Death Metal, qui jouait dans la salle de concert parisienne ce soir-là, agent de sécurité du Stade de France, ou proches de parties civiles déjà constituées... De nombreuses personnes ont sollicité auprès de la cour d'assises spéciale de Paris le statut de victime de ces attentats, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis. La plupart l'ont fait par l'intermédiaire de leur avocat. 

Certaines demandes sont contestées par le parquet national antiterroriste (Pnat), souvent parce qu'elles ont déjà été rejetées au cours de l'instruction, comme celle de cette femme qui était "à l'intérieur du Stade de France" quand les kamikazes se sont fait exploser à l'extérieur, et qui raconte, tremblante à la barre, avoir "subi un préjudice psychologique". 




La cour tranchera le 4 octobre sur leur recevabilité, lors d'une audience où seront également examinées les demandes des communes de Paris et Saint-Denis, du Bataclan et du bistrot La Belle équipe, cible des terroristes, auxquelles s'oppose aussi le ministère public. Comme la veille, la cour d'assises a consacré jeudi plusieurs heures à ce recensement, dans une ambiance parfois tendue, alors que des avocats critiquaient la position du Pnat, le président Jean-Louis Périès ne cachant pas à certaines occasions son agacement.

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