Procès des attentats de janvier 2015: suspension prolongée au moins jusqu'au 16 novembre

Procès des attentats de janvier 2015: suspension prolongée au moins jusqu'au 16 novembre
Un croquis d'audience d'Ali Riza Polat, au procès des attentats de janvier 2015, à la cour d'assises spéciale de Paris, le 26 octobre 2020

, publié le vendredi 06 novembre 2020 à 20h04

Le procès des attentats de janvier 2015, suspendu depuis lundi alors que trois accusés ont été testés positifs au Covid-19, ne reprendra pas avant le 16 novembre au moins, a annoncé le Parquet national antiterroriste (Pnat) vendredi. 

Le président de la cour d'assises spéciale de Paris avait annoncé une première suspension de deux jours après que le principal accusé, Ali Riza Polat, a été testé positif le 31 octobre. 

Elle avait été portée à "au moins une semaine" après les résultats positifs durant le week-end dernier de deux autres accusés, parmi les dix comparaissant détenus devant la cour. 

Mardi, la suspension de l'audience avait été prolongée jusqu'au 12 novembre, a minima. 

Le président a informé vendredi soir les avocats constitués dans ce dossier qu'en raison "des préconisations sanitaires relatives aux accusés détenus déjà testés positifs, il apparaît que le procès ne pourrait reprendre ni le jeudi 12 novembre ni le vendredi 13 novembre 2020", selon le Pnat.

"Nous restons par ailleurs dans l'attente du résultat des tests devant à nouveau être effectués sur les autres accusés initialement testés négatifs", a précisé le Pnat. 

"En conséquence, et à ce jour, la date de reprise du procès reste indéterminée", a indiqué le président de la cour, Régis de Jorna, dans un courriel aux avocats de la défense et de la partie civile.

Le calendrier des audiences devrait être encore chamboulé. Avant la première suspension, la fin des plaidoiries des parties civiles était prévue le 4 novembre, précédant le réquisitoire et les plaidoiries de la défense. Le verdict, lui, était attendu le 13 novembre.

"Je suis scandalisée de la durée du scénario mis en place pour ce procès, qui risquait nécessairement de s'interrompre dans cette période de contagion importante, et qui prive la défense de démontrer l'innocence" des mis en cause, a déclaré à l'AFP l'avocate de M. Polat, Me Isabelle Coutant-Peyre. 

"On a fait prendre des risques de pronostic vital à Ali Riza Polat qui est toujours très malade", une semaine après avoir été testé positif, a-t-elle également dénoncé. 

Quatorze personnes, dont trois par défaut, sont jugées depuis le 2 septembre pour leur soutien logistique présumé aux auteurs des attentats contre Charlie Hebdo, une policière municipale à Montrouge et le magasin Hyper Cacher de Vincennes. Ces attaques avaient fait 17 morts et provoqué une onde de choc internationale.

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