Procès Benalla : ces autres affaires dans lesquelles l'ex-collaborateur de l'Elysée est mis en cause

Procès Benalla : ces autres affaires dans lesquelles l'ex-collaborateur de l'Elysée est mis en cause
Alexandre Benalla le jour de l'ouverture de son procès à Paris le 13 septembre 2021.

publié le lundi 13 septembre 2021 à 13h23

Alexandre Benalla, ex-collaborateur d'Emmanuel Macron à l'Elysée comparaît à partir du lundi 13 septembre pour des violences commises le 1er mai 2018. Révélé par le Monde, l'affaire a été à l'origine d'un retentissant scandale qui a secoué le sommet de l'Etat.

L'ancien chargé de mission du Château a été ou fait encore l'objet de quatre autres procédures judiciaires. Détails. 




• L'affaire du contrat russe

Le parquet national financier a diligenté une enquête sur un contrat de sécurité passé entre un sulfureux oligarque russe, Iskander Makhmudov, et l'entreprise Mars, dirigée par l'ancien gendarme et ex-salarié de La République en Marche Vincent Crase. Mediapart avait révélé en décembre 2018 l'existence de ce contrat, sous-traité à une autre entreprise de sécurité, la société Velours, pour laquelle Alexandre Benalla a travaillé entre octobre 2014 et novembre 2015.

Ce dernier aurait été chargé de négocier le contrat, ce qu'il a démenti lors de son audition devant le Sénat en 2019. Selon le site d'enquête, Iskander Makhmudov aurait payé 294.000 euros pour ce contrat, dont un peu plus de la moitié - 172.200 euros - a été reversé sur des comptes de Velours.

L'enquête préliminaire, toujours en cours, porte notamment sur des soupçons de "corruption". Iskander Makhmudov, milliardaire à la tête d'un empire industriel en Russie et par ailleurs détenteur de plusieurs propriétés en France, est présenté par la justice espagnole comme faisant partie d'une puissante organisation criminelle.

Pour rappel, Vincent Crase comparaît également au côté d'Alexandre Benalla pour les violences du 1er mai 2018.

• Dissimulation de preuves

Un mystérieux coffre-fort au coeur de l'affaire. Le 15 février 2019, le parquet de Paris lance des investigations pour "entrave à la manifestation de la vérité", afin de déterminer si Alexandre Benalla a dissimulé des preuves dans le cadre de l'enquête sur les violences du 1er-Mai. Les investigations portent notamment sur le mystérieux coffre-fort que l'ex-chargé de mission possédait à son domicile pour stocker ses armes et qui n'était plus dans son appartement lors de la perquisition menée au début de l'affaire. Les enquêteurs s'intéressent aussi au contenu d'un autre coffre de son bureau à l'Elysée. L'enquête, toujours en cours, a été confiée en novembre 2019 à un juge d'instruction. 

• Soupçons de faux témoignage au Sénat

Une autre enquête préliminaire est menée par le parquet de Paris depuis avril 2019 pour des soupçons de "faux témoignage" d'Alexandre Benalla et Vincent Crase devant le Sénat, après un signalement fait par la Haute Assemblée dominée par l'opposition de droite. L'enquête sur ce volet a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Le faux témoignage est passible de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. 

• Manquement déclaratif

Une procédure pour "manquement aux obligations déclaratives à la HATVP" (Haute autorité pour la transparence de la vie publique) a pour sa part été classée sans suite en février 2020.

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