Prix du gaz : le gouvernement va mettre en place des aides "supplémentaires" pour les ménages

Prix du gaz : le gouvernement va mettre en place des aides "supplémentaires" pour les ménages
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publié le mardi 28 septembre 2021 à 11h53

Les cours du gaz sont à des niveaux très élevés en Europe en raison de divers facteurs: stockages bas, forte demande en gaz naturel liquéfié (GNL) en Asie et incapacité de la Norvège et de la Russie à augmenter leurs livraisons.

Face à une hausse "historique" des prix du gaz, le gouvernement va mettre en place des "mesures supplémentaires" d'aide aux ménages français, a assuré mardi 28 septembre son porte-parole Gabriel Attal.

"Je ne veux pas rentrer dans les détails mais on travaille à des mesures supplémentaires", a déclaré sur Europe 1 le secrétaire d'État. Un peu plus tôt, sur CNews, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a rappelé que le gouvernement avait mis en place le chèque énergie, "150 euros versés au printemps", et un nouveau versement de 100 euros en décembre pour 6 millions de personnes.

Au printemps prochain, 150 euros seront de nouveau versés.

Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie vont une nouvelle fois bondir, de 12,6% TTC au 1er octobre, dans le sillage de la hausse des cours sur le marché, a annoncé lundi le régulateur.

"Il y a aujourd'hui effectivement des prix de l'énergie qui augmentent en France comme chez nos voisins du fait d'une reprise économique très forte, et donc d'une demande d'énergie très forte", a souligné Gabriel Attal.


Après les "mesures qui ont été prises sur le pouvoir d'achat (...) en plus du chèque énergie qu'on a augmenté de 100 euros pour 6 millions de ménages, on réfléchit évidemment à d'autres mesures, notamment s'agissant du prix du gaz", a-t-il ajouté.

Les cours du gaz sont à des niveaux très élevés en Europe en raison de divers facteurs: stockages bas, forte demande en gaz naturel liquéfié (GNL) en Asie et incapacité de la Norvège et de la Russie à augmenter leurs livraisons.

"La hausse va probablement durer quelques mois, a expliqué Bruno Le Maire sur CNews. Parce que la croissance redémarre fort partout dans le monde, notamment en Chine, qui a des problèmes de stocks, des problèmes d'approvisionnement."

"Et donc on a effectivement une augmentation très forte, qui suscite une inquiétude, parfaitement légitime de nos compatriotes, a-t-il encore reconnu. Ils voient la facture de gaz flamber, ils s'inquiètent et il savent aussi que le risque, c'est d'avoir une répercussion sur les prix de l'électricité au début de l'année 2022."

Cette flambée provoque de vives réactions parmi les responsables politiques d'opposition. "Ce qu'il y a de plus scandaleux dans les augmentations folles des prix de l'essence, du gaz, de l'électricité, c'est que grâce aux taxes et à la TVA sur les taxes, plus les Français étouffent, plus l'État s'enrichit", a dénoncé sur Twitter la candidate du RN à la présidentielle Marine Le Pen.

"C'est une bombe sociale à retardement qui va venir très rapidement, comme les 'gilets jaunes'. C'est plus violent que les 'gilets jaunes', car cette hausse est bien supérieure à celle de la taxe carbone", a de son côté mis en garde sur France 2 l'ancienne candidate socialiste Ségolène Royal. Selon elle, trois décisions sont à prendre: "baisser les taxes" sur l'énergie, "limiter les marges des distributeurs" et "rétablir le tarif social de l'énergie".

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