Prison : le gouvernement veut installer un téléphone dans chaque cellule

Prison : le gouvernement veut installer un téléphone dans chaque cellule
La prison des Baumettes à Marseille, le 6 novembre 2017
A lire aussi

Orange avec AFP, publié le mardi 02 janvier 2018 à 10h30

Pour lutter contre le trafic de portables en prison, le gouvernement veut équiper chaque cellule d'une ligne téléphonique fixe. Une mesure qui devrait concerner l'ensemble des 178 établissements pénitentiaires du pays, selon une information du Monde.



Bouleversement en prévision dans les prisons françaises. Le ministère de la Justice a lancé un vaste appel d'offres pour raccorder toutes les cellules de France à une ligne de téléphone fixe, révèle Le Monde mardi 2 janvier. À terme, plus de 50.000 cellules devraient être équipées. Toutefois, les détenus ne pourront appeler que des numéros qui auront été préalablement validés par l'administration pénitentiaire ou un juge.

DES APPELS 20% MOINS CHERS

L'expérience était déjà menée un an et demi à la prison de Montmédy, dans la Meuse. Dans cet établissement, qui comptait 296 détenus au 1er décembre, tous peuvent appeler leurs proches quand ils le souhaitent, de jour comme de nuit. Ces communications sont facturées 20% moins cher que les cabines téléphoniques dans les couloirs des prisons.



En moyenne, un détenu est autorisé à composer quatre numéros différents. Toutefois, les quartiers disciplinaires ne bénéficieront pas de cette mesure, à travers laquelle le gouvernement espère lutter contre le trafic de portables dans les établissements pénitentiaires mais aussi améliorer la qualité de vie des détenus. L'accès à une ligne téléphonique est devenu un enjeu conséquent dans les prisons françaises. Alors que les téléphones personnels sont interdits, les postes installés dans les couloirs ne sont disponibles, en principe, que quelques heures par jour et souvent à des horaires inadaptés. Dans les prisons surpeuplées, les détenus n'ont parfois même plus accès aux cabines, faute de temps et de surveillants, précise Le Monde.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU