Prison de Condé-sur-Sarthe : le détenu voulait "venger" Cherif Chekatt

Prison de Condé-sur-Sarthe : le détenu voulait "venger" Cherif Chekatt
Des forces de police aux abords de la prison de Condé-sur-Sarthe, mardi 5 mars 2019

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 05 mars 2019 à 21h45

Le détenu qui a grièvement blessé deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) a affirmé "vouloir venger" l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, selon le procureur de la République de Paris.

L'agresseur de deux surveillants de prison a expliqué son geste en début de soirée, quelques heures après avoir commis son attaque. "Il est ressorti très vite des premiers témoignages que le détenu, en se jetant sur les surveillants pénitentiaires avait crié Allah Akbar, qu'il disait vouloir venger Chérif Chekatt, l'individu mis en cause dans l'attentat commis à Strasbourg le 12 décembre 2018", a indiqué Rémy Heitz lors d'un point-presse sur place.

La compagne de l'assaillant a été tuée

Le détenu radicalisé, âgé de 27 ans, qui a poignardé mardi 5 mars deux surveillants à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne), et sa compagne avec qui il s'était retranché dans une unité de vie familiale, ont été délogés par le RAID lors d'une intervention menée en fin de journée. Blessée au cours de l'opération, la compagne de l'assaillant est décédée de ses blessures. Le détenu, lui, a été interpellé.L'attaque, qui s'est produite en début de matinée, avait été qualifiée de "terroriste" dès la mi-journée par la ministre de la Justice Nicole Belloubet. 


Les faits se sont déroulés mardi, vers 9h45, quand le détenu a attaqué les deux surveillants avec un couteau en céramique, qui aurait été introduit dans l'établissement par sa compagne. Les surveillants ont été grièvement blessés au visage et au thorax, selon une source policière. Âgés d'une trentaine d'années, ils ont été hospitalisés mais leurs jours ne sont pas en danger.

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