Primaire écologiste : un premier débat très pacifique

Primaire écologiste : un premier débat très pacifique
Quatre des cinq candidats à la primaire écologiste.

publié le dimanche 05 septembre 2021 à 21h36

Les cinq candidats présents ne se sont quasiment jamais adressés les uns aux autres.

"Il faut arrêter les chipatouillages" (sic), a prévenu, d'emblée, le maire de Grenoble Eric Piolle.

Pour lui, les cinq candidats, que les internautes inscrits pourront départager au premier tour entre le 16 et le 19 septembre, étaient proches sur le fond. "Notre différence c'est la façon dont nous voulons conduire le projet".

"Nous sommes des écologistes responsables", a déclaré l'eurodéputé Yannick Jadot, balayant le spectre des conflits qui ont, par le passé, parasité les débats chez les Verts.

"Nous pouvons avoir des approches différentes. Mais je ne participerai pas à une primaire où les guerres picrocholines prendraient le dessus".


Seul l'entrepreneur Jean-Marc Governatori a apporté un bémol à cette coexistence pacifique: "Sandrine Rousseau représente la gauche de la gauche. Si elle gagne et que je la soutiens, ça lui porte préjudice" et inversement. Il a estimé que son écologie "au centre" pouvait "rassembler les écologistes de gauche et de droite".

Presque aucune adresse directe n'a eu lieu entre les cinq protagonistes, qui débattront de nouveau mercredi et vendredi. 

La députée Delphine Batho a plaidé pour la décroissance contre "l'accompagnement ou rectification de la croissance" prôné selon elle par d'autres candidats et partis, "une voie sans issue qui ne donnera pas aux écologistes une dynamique capable de gagner".

L'ancienne porte-parole des Verts Sandrine Rousseau a pour sa part affirmé la "radicalité" de son projet et de son profil: "Choisir une écologie radicale c'est avoir la maîtrise de son destin. Il ne faut pas avoir peur de la radicalité, qui vient du mot +racine+". Selon elle, "si on ne change pas la structure du pouvoir et de nos sociétés, on ne changera pas notre manière de consommer et de produire".

Eric Piolle a aussi revendiqué une approche offensive: "Nous allons attaquer les situations de rente, nous avons besoin de l'argent qui est entre les mains de quelques uns pour financer" la transition écologique. 

Yannick Jadot a mentionné cette "écologie de combat" mais a insisté sur la nécessité stratégique d'une "écologie des solutions", dont le modèle est à trouver dans les entreprises vertes et les associations.

Dimanche sur BFMTV, le coordinateur de La France insoumise, Adrien Quatennens, a égratigné la primaire écologiste, qui "n'est pas une bonne solution, car on se parle à soi, on le voit avec un socle de participants faible de 35.000 personnes, alors que la candidature de Jean-Luc Mélenchon est soutenue par près de 240.000 citoyens qui l'ont parrainé" en ligne.

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