Primaire à droite : Sarkozy "bloque délibérément le jeu", selon Copé

Primaire à droite : Sarkozy "bloque délibérément le jeu", selon Copé
Le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), Jean-François Copé, le 10 février 2016.

Orange avec AFP, publié le vendredi 22 juillet 2016 à 11h34

- Jean-François Copé a accusé ce vendredi une "volonté délibérée", de la part de l'équipe de Nicolas Sarkozy, de "bloquer le jeu" de la primaire à droite, regrettant que les conditions d'organisation ne soient "pas très fair play". -

L'ancien président de l'UMP était interrogé sur Europe 1 sur les règles de cette élection, alors que la Haute autorité pour la primaire a donné tort jeudi à Nicolas Sarkozy, en décidant que le vote serait électronique pour tous les Français de l'étranger lors du scrutin des 20 et 27 novembre. "De manière générale (...) les conditions d'organisation ne sont pas très fair play : il y a de la part de l'équipe de Nicolas Sarkozy une volonté délibérée de bloquer le jeu, je le regrette", a déclaré Jean-François Copé.

"Cette primaire va avoir lieu entre ceux qui défendent, comme c'est mon cas, une droite décomplexée, pas du tout une droite extrémiste mais une droite qui ne veut plus que la main tremble (...) et une droite plus tiède", a-t-il poursuivi, se réjouissant d'avoir déjà réuni "les 250 parrainages de maires" et ceux des parlementaires nécessaires pour concourir.


SUPPRIMER L'EMPLOI À VIE DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Mardi, le maire de Meaux avait déjà estimé que l'État était "absent sur la sécurité intérieure et extérieure depuis 30 ans", et s'était fait tancer par Nicolas Sarkozy, qui avait rétorqué : "On ne peut pas laisser dire que depuis 20 ans droite et gauche, c'est pareil". "Nicolas Sarkozy a toujours beaucoup de mal a supporter qu'on ne soit pas tout à fait d'accord avec lui. Bien sur que la gauche et la droite ce n'est pas pareil (...) mais on ne peut pas oublier non plus que nous avons été battus à l'élection présidentielle en 2012", a lancé Jean-François Copé.

"Il faut réarmer la France, ça veut dire ne pas craindre d'embaucher 50.000 effectifs de police gendarmerie, de magistrats, et comme on ne peut pas payer des fonctionnaires, (...) la seule solution c'est de supprimer l'emploi à vie dans la fonction publique pour les nouveaux entrants", a-t-il prôné.

Pour réduire les dépenses, alors que "33% de nos dépenses sont consacrées au social et 3% à la sécurité", Jean-François Copé souhaite notamment "supprimer l'aide médicale d'Etat", réformer les retraites, revoir le modèle d'indemnisation du chômage ou faire fusionner départements et régions.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU