Primaire à droite : le candidat Geoffroy Didier propose des tests de radicalisation pour les collégiens

Primaire à droite : le candidat Geoffroy Didier propose des tests de radicalisation pour les collégiens
Geoffroy Didier lors d'une manifestation contre "la haine anti-police" à Paris, le 18 mai 2016.

, publié le mardi 09 août 2016 à 10h00

- Pour Geoffroy Didier, vice-président Les Républicains de la région Île-de-France, il faut "se mettre en état de protéger l'adolescent, la famille et la société". -

En cette période estivale, les élus de droite débordent d'idées en matière de lutte contre le terrorisme.

Après l'annonce du voyage en Israël du député Les Républicains (LR) Éric Ciotti pour trouver des solutions à la menace jihadiste, c'est au tour de Geoffroy Didier, vice-président LR de la région Île-de-France de se démarquer. Le candidat à la primaire de droite propose, ce mardi 9 août dans Le Figaro, de tester la radicalisation des collégiens. Il faut, selon lui, "détecter la radicalisation des jeunes le plus tôt possible afin d'interrompre le processus" et "se mettre en état de protéger l'adolescent, la famille et la société".

"DES ACTIVITÉS MIXTES"

C'est parce que la France "ne peut plus attendre que des attentats soient commis pour agir" qu'il faut, selon lui, "organiser une détection du risque de radicalisation, à titre de prévention". Ce test de radicalisation prendrait la forme "d'un entretien entre l'élève et un psychologue de la communauté éducative". Geoffroy Didier a même déjà réfléchi aux questions qui pourraient être posées : "Refusez-vous des activités sportives sous prétexte qu'elles sont mixtes ?, Comment qualifiez-vous les récents attentats en France ? Que pensez-vous du jihad ? Consultez-vous ou avez-vous déjà consulté des vidéos ou sites appelant au jihad ?"...

"Si le test s'avère positif ou en cas de refus de l'élève, les parents de l'adolescent mineur seraient informés et un suivi psychologique et éducatif devrait être immédiatement mis en œuvre", a-t-il proposé. "L'élève serait ensuite convoqué régulièrement. (...) En cas de poursuite ou d'amplification de la radicalisation, le proviseur aura pour devoir d'effectuer, avec les services d'assistance à l'enfance, un signalement à la police, à la gendarmerie et à l'autorité judiciaire."

"UN DÉLIT DE COMPLICITÉ"

Le 23 juillet dernier, pour se démarquer de ses concurrents, cet ancien sarkozyste, proche de Brice Hortefeux, avait déjà proposé de créer un "délit de complicité" pour obliger les réseaux sociaux à ne pas diffuser de propagande jihadiste.

"Comment comprendre que les grandes entreprises internationales, comme Google, Facebook, Twitter, ne soient pas pourvues de logiciels qui éliminent dans l'heure les photos et vidéos qui poussent à la haine et appellent à tuer des civils sur notre territoire ?", s'était-il interrogé dans Le Figaro. "Je propose d'exiger des grands groupes et opérateurs qu'ils éliminent immédiatement toute image ou vidéo jihadiste sur Internet. Créons pour cela un délit de complicité auquel elles s'exposeront en cas de passivité. Et en cas de récidive, l'opérateur s'exposera à une sanction allant jusqu'à 5% de son chiffre d'affaires", avait-il alors proposé.

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