Présidence du FN : Éric Dillies prêt à tout pour affronter Marine Le Pen

Présidence du FN : Éric Dillies prêt à tout pour affronter Marine Le Pen
Le président du FN à Lille, ici aux côtés de Jean-Marie Le Pen en 2008, revendique 30 ans de militantisme.

Orange avec AFP, publié le vendredi 24 novembre 2017 à 13h26

Dans une lettre de cinq pages, le patron du FN à Lille s'adresse directement à la présidente du parti Marine Le Pen pour lui demander de l'autoriser à se porter candidat face à elle lors de l'élection du président du parti qui aura lieu en mars prochain.

C'est "le message d'un homme qui milite depuis plus de trente ans au Front national". Depuis cinq semaines, Éric Dillies réclame un allongement de la date limite pour le dépôt des candidatures afin que la sienne puisse être validée, rapporte RTL.





L'élu frontiste avait fait savoir le 20 octobre qu'il souhaitait se présenter face à Marine Le Pen pour la présidence du parti. Pour être candidat, il faut le parrainage de 20 secrétaires départementaux du FN.

L'élu avait donc réclamé de changer le mode de parrainage et reporter l'échéance, ce qui lui avait été refusé, et la candidature unique de Marine Le Pen à sa propre succession pour l'élection des 10 et 11 mars 2018 avait donc été entérinée.

"LA VRAIE LOYAUTÉ CONSISTE À DIRE LA VÉRITÉ À SON CHEF"

Sébastien Chenu, porte-parole du parti, indique que sa candidature n'est "juridiquement pas possible, les statuts prévoyant 20 signatures." Éric Dillies assure, de son côté, que la décision de reporter le délai pour candidater est réglementaire et ne relève que de l'intervention de la seule présidente.

"On ne va pas demander à Marine Le Pen de bidouiller le truc. Éric Dillies n'a pas fait une seule démarche pour aller chercher les (20) signatures (de secrétaires départementaux, ndlr), alors qu'il connaît la procédure par cœur. On ne se réveille pas la veille", dénonce encore le député du Nord.

"La vraie loyauté consiste à dire la vérité à son chef", souligne Éric Dillies, reprenant les mots du général Pierre de Villiers, car il souhaite une "véritable élection", qui ne soit pas "une simple nomination mais une véritable consécration". "Plus que jamais, notre mouvement - qui traverse une crise sans précédent dans son histoire - a besoin d'un débat ouvert, d'un dialogue libre et sans crainte, d'un échange loyal et sincère", estime Éric Dillies, qui rejette l'idée du questionnaire et des ambassadeurs de la refondation.

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