Pour la première fois, des Fêtes de Bayonne partiellement payantes

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Des centaines de "festayres" attendent la cérémonie d'ouverture des Fêtes de Bayonne le 26 juillet 2017
Des centaines de "festayres" attendent la cérémonie d'ouverture des Fêtes de Bayonne le 26 juillet 2017
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© AFP, Gaizka IROZ
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AFP, publié le lundi 23 juillet 2018 à 08h31

Petite révolution aux fêtes de Bayonne qui se déroulent cette année du 25 au 29 juillet, elles seront partiellement payantes pour la première fois de leur histoire, et toujours hautement sécurisées face à la menace terroriste.

Le coup d'envoi de l'un des plus grands rassemblements festifs d'Europe, qui a attiré plus d'un million de visiteurs l'an dernier, est officiellement donné mercredi à 22H00.

"Les gens viennent aux fêtes pour y trouver ce qu'ils y trouvent chaque année", explique Jean-René Etchegaray, le maire (UDI) de Bayonne. Mais cette année, les "festayres" (fêtards en gascon) devront pour la première fois mettre la main à la poche, et verser un droit d'entrée de 8 euros.

Cette contribution financière donne droit à "un bracelet" permettant l'accès aux trois derniers jours de la fête, du vendredi 27 au dimanche 29. La soirée d'ouverture, mercredi, et toute la journée de jeudi restent gratuites.

Un changement inéluctable pour la municipalité, en raison du coût croissant de la sécurité. "Il fallait faire face à tous les risques, et augmenter le budget" en conséquence, explique le maire de la ville pour justifier cette décision.

Pour la première fois depuis la toute première édition en 1932, un système de "passe" rend partiellement payant l'accès au centre-ville. "En 2016, il s'en est fallu de peu que les Fêtes soient suspendues voire annulées après les attentats de Nice", rappelle M. Etchegaray.

- Sans Didier Deschamps -

"La décision de les maintenir, ajoute-t-il, passait par la mise en place d'un dispositif sécuritaire important. Tout ceci a un coût, et c'est pour cela que nous avons pris la décision de faire payer ces fêtes."

Cette décision pourrait avoir un impact négatif sur la fréquentation, mais ce "ne serait pas une calamité", car il faut pouvoir "contenir la fête", ajoute le maire.

Le périmètre des Fêtes sera donc fermé, et filtré à dix points d'entrée. Des fouilles systématiques seront assurées par 600 agents de sécurité.

Le passage à des fêtes partiellement payantes est contesté par l'opposition municipale, les associations bayonnaises et certains cafetiers. Une pétition en ligne a également été lancée le 18 juillet par les peñas (bars associatifs) bayonnaises et signée par près de 8.000 internautes. Elle appelle les festayres, traditionnellement vêtus de rouge et blanc, à arborer un tee-shirt noir lors de la cérémonie d'ouverture, en signe de protestation.

Conformément à la tradition, un invité d'honneur jettera les clefs de la ville à la foule, mercredi soir à 22H00, depuis le balcon de l'Hôtel de Ville.

De nombreuses personnalités ont défilé au balcon pour perpétuer ce rituel consistant à livrer la cité aux festayres pour cinq jours: Johnny Hallyday en 1972, Yannick Noah en 2007, ou plus récemment Frédéric Beigbeder, Vincent Cassel ou encore Anne-Sophie Lapix.

Cette année, un célèbre natif de la ville et ex joueur de l'Aviron Bayonnais, Didier Deschamps, était invité à jeter les clefs, en tant que double champion du monde de football, comme sélectionneur en 2018, et joueur en 1998.

Il a toutefois décliné samedi, expliquant être "désolé" pour cette fois car il est parti en vacances en famille après la victoire des Bleus au Mondial.

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