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Pour Jean-Marie Le Guen, le PS est en partie "déjà mort"

Pour Jean-Marie Le Guen, le PS est en partie "déjà mort"
Jean-Marie Le Guen, photographié le 31 août 2016, à l'université du Medef à Jouy-en-Josas, a encouragé le Parti socialiste à se transformer en profondeur.

, publié le jeudi 01 septembre 2016 à 18h44

Interrogé mercredi soir sur BFMTV, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement a affirmé que "pour partie, il (le PS, ndlr) est déjà mort". Et a ajouté qu'il voulait un "camp républicain" pour battre le FN aux prochaines élections présidentielles.

Représentant l'aile droite du Parti socialiste, ce Vallsiste convaincu a demandé de profondes transformations du monde politique d'aujourd'hui.

"Je pense qu'on est dans une période très difficile (...) un moment terrible, un bouleversement considérable, et l'offre politique ne correspond plus à la demande des citoyens ni surtout aux enjeux. (...) Oui, il faut que la gauche se dépasse, oui il faut rassembler le camp républicain".



Il a ensuite enchaîné avec la structure de son propre parti qu'il juge "usée". Il voit dans la création "d'une nouvelle structure, d'un parti progressiste, républicain", un avenir qui correspond aux "besoins du pays". "Je préfère parler de civilisation plutôt que d'identité", a-t-il tenu à préciser. "Ces besoins du pays, ils sont un peu à l'image de ce qui s'est passé au moment de la reconstruction du pays en 45. Nous avons besoin de reconstruire la République. Non pas parce qu'elle aurait été dégradée, mais parce qu'elle est attaquée. Elle est attaquée par l'extrême droite, elle est attaquée par des courants - minoritaires mais qui posent problème - de cet islamisme politique [...] dans nos quartiers".

S'il a soutenu la vision réformiste d'Emmanuel Macron, il a néanmoins fustigé l'attitude de l'ancien ministre de l'Économie pour "réorganiser l'offre politique". Dans les faits, Jean-Marie Le Guen ne souhaite pas qu'il se présente à l'élection présidentielle de 2017 "si François Hollande venait à l'être (candidat, ndlr)".



Avant de conclure par un message directement adressé à Emmanuel Macron : "Certaines aventures sont trop individuelles et se prétendent hors du champ de l'histoire, mais il existe en France une gauche et une droite et aussi une extrême droite qu'il ne faut pas perdre de vue. Des courants politiques qu'il faut faire évoluer, qu'il faut transformer, mais il faut le faire en mettant les choses sur la table".

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