Pour Christophe Castaner, Carlos Ghosn ne peut "s'exonérer" de l'application de la loi

Pour Christophe Castaner, Carlos Ghosn ne peut "s'exonérer" de l'application de la loi
Une maison au Liban appartenant à Carlos Ghosn

, publié le mardi 31 décembre 2019 à 17h29

L'ex-patron de Renault-Nissan a fui le Japon, où il était sous le coup d'une enquête, pour le Liban. 

Personne ne peut "s'exonérer" de l'application de la loi, a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner après la fuite au Liban de l'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn. 



L'ex-patron de l'alliance Renault-Nissan "n'est pas au-dessus des lois", avait déjà affirmé dans la matinée la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Agnès Pannier-Runacher. "C'est un ressortissant libanais, brésilien et français et le soutien consulaire lui est acquis comme (à) tous les Français", avait-elle ajouté sur France Inter. 

Placé en liberté conditionnelle au Japon avec interdiction de quitter le territoire, l'ancien PDG a confirmé mardi se trouver au Liban d'où il promet de parler "librement" aux médias, provoquant la consternation à Tokyo.

Mme Pannier-Runacher s'était également dite "très surprise" par l'annonce de la fuite du magnat déchu de l'automobile. "Il faut qu'on comprenne exactement ce qu'il s'est passé", a-t-elle ajouté.

Le ministère français des Affaires étrangères a assuré avoir appris "par la presse" l'arrivée de Carlos Ghosn au Liban et n'avoir "aucune connaissance" des circonstances de sa fuite.

Carlos Ghosn avait été arrêté à Tokyo le 19 novembre 2018 et est inculpé au Japon d'abus de confiance et de dissimulation de revenus. Depuis son arrestation, ses avocats et sa famille ont vivement dénoncé ses conditions de détention et la façon dont la justice japonaise mène la procédure.
 

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