"Possible intrusion" dans un collège basque : les élèves confinés et des gendarmes déployés

"Possible intrusion" dans un collège basque : les élèves confinés et des gendarmes déployés
Le Plan particulier de mise en sécurité a été déclenché.

publié le jeudi 21 octobre 2021 à 16h30

L'établissement a été fouillé mais les deux individus recherchés n'ont pas été retrouvés. Les élèves ont pu rentrer chez eux en toute sécurité.
 
Alerte intrusion jeudi 21 octobre au collège Aturri à Saint-Pierre d'Irube, près de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

"A 9 heures ce matin, trois élèves ont vu deux personnes prier sur un tapis de prière et ces personnes seraient entrées ensuite dans le collège avec un sac à dos", a expliqué le sous-préfet de Bayonne Philippe Le Moing-Surzur. Le Plan particulier de mise en sécurité (PPMS) a alors été déclenché et les enfants ont été confinés dans les classes. Quelque 70 membres des forces de l'ordre ont effectué "une levée de doute" dans l'après-midi dans l'ensemble du collège "qui a été vérifié pièce par pièce".



Selon une correspondante de l'AFP sur place, les gendarmes aidés de policiers ont également barré les voies d'accès au collège. Des parents d'élèves, affolés, qui venaient aux nouvelles, ont été renvoyés au numéro de téléphone mis en place par la préfecture qui a par ailleurs demandé aux familles "de ne pas se rendre sur place afin d'éviter toute obstruction pour les services de sécurité".

Vers 13h15, des bruits d'explosion ont été entendus à proximité du collège. "Il s'agit d'une intervention des démineurs", a assuré un militaire à des parents inquiets rassemblés près du collège, ainsi que l'a rapporté France Bleu Pays Basque. "Vos enfants ne sont pas en danger", a-t-il ajouté. 

En début d'après-midi, les parents des élèves scolarisés au collège Aturri ont appris que "le collège est en voie de sécurisation totale". Les parents ont finalement pu retrouver leurs enfants à partir de 15 heures. 


A l'issue de l'intervention des forces de l'ordre, le sous-préfet de Bayonne, Philippe Le Moing-Surzur a indiqué lors d'une conférence de presse que "les deux personnes en question n'ont pas été retrouvées". "Il n'y a personne dans l'établissement. Il n'y a pas de victime", a-t-il ajouté. 

"A ce stade, le fait qu'il y ait des personnes réellement dangereuses qui soient rentrées dans l'établissement n'est pas prouvé. Les recherches continuent en périphérie de l'établissement", a-t-il poursuivi. La véracité de la parole des élèves n'a pas été remise en cause. "Les contrôles qui ont été faits a montré qu'ils avaient réellement vu ces personnes-là. (...) Les deux personnes ont sonné et on leur a ouvert le portail", a-t-il précisé à la presse.

L'établissement avait fait la veille l'objet d'un exercice, "ce qui a probablement facilité le processus du déclenchement du vrai plan de mise en sécurité. Il n'y a pas d'éléments qui permettraient de penser que cela a été instrumentalisé".

Par ailleurs, deux véhicules suspects ont fait l'objet d'opérations de déminage, "ce qui a entraîné deux faibles détonations", a précisé de son côté le procureur de Bayonne, Jérôme Bourrier. "Aucun élément particulier, ni explosif ou matériel de ce type n'ont été relevés" sur les lieux, a-t-il fait savoir.

Les propriétaires des véhicules, identifiés, "ne sont pas défavorablement connus des services de renseignement". Ils devraient être entendus prochainement par la brigade de recherche de la gendarmerie de Bayonne, en charge de l'enquête.

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