Pompier blessé par balle dans l'Essonne : "Ces actes odieux ne doivent pas rester impunis", s'indigne Gérald Darmanin

Pompier blessé par balle dans l'Essonne : "Ces actes odieux ne doivent pas rester impunis", s'indigne Gérald Darmanin
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 8 juillet 2020 à Paris.

, publié le mercredi 15 juillet 2020 à 12h10

REACTIONS. Un pompier a été blessé par balle mardi soir alors qu'il intervenait pour éteindre un feu de véhicule à Etampes.

Le ministre de l'Intérieur a assuré qu'il avait "veillé à ce qu'une plainte soit déposée", tandis que le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF) a fustigé une "tentative de meurtre".

Alors qu'il intervenait pour éteindre un feu de véhicule à Etampes, dans l'Essonne, un pompier a été touché mardi soir 14 juillet à un mollet par un tir d'arme à feu qui a traversé sa jambe lors d'une intervention dans le quartier de Guinette. 




Les faits ont eu lieu vers 23h20 alors qu'il n'y avait aucun individu au contact des policiers et des pompiers en intervention. "Ils n'ont même pas entendu la détonation", a rapporté une source policière. La blessure est sans gravité et l'arme ou le calibre utilisés n'ont pu être identifiés pour le moment. Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine du tir, et confiée à la sûreté départementale de l'Essonne.

Un acte qui a suscité l'indignation du ministre de l'Intérieur. "J'ai veillé à ce qu'une plainte soit déposée. Ces actes odieux ne doivent pas rester impunis", a réagi Gérald Darmanin dans un tweet, réitérant son "soutien indéfectible à ceux qui nous protègent au péril de leur vie".
 



La profession a également réagi. Le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF), qui chapeaute les quelque 247.000 pompiers du pays, a fustigé pour sa part une "tentative de meurtre". "Je n'imaginais pas un jour que l'on puisse tenter délibérément de tuer un sapeur-pompier alors qu'il exerçait sa mission de protection et de sauvetage. Un acte odieux que je qualifie personnellement de tentative de meurtre et qui j'espère sera appréhendé ainsi par notre justice", a déclaré sur Twitter Grégory Allione.



Le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a également fait part de sa "profonde indignation".

"Tolérance zéro"

Cette agression a par ailleurs suscité l'indignation à la droite de l'échiquier politique. "Un nouveau palier dans la violence a été franchi hier à Etampes", a commenté la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (Libres). "J'attends de l'Etat une présence policière renforcée pour nos banlieues cet été", a-t-elle fait valoir.




Son homologue dans les Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), a demandé la "tolérance zéro" contre ceux qui prennent les pompiers pour cible. "Jusqu'où ira la banalisation de cette sauvagerie?", s'est interrogé de son côté le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella.
 

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