Pollution aux particules fines : la Bourgogne-Franche-Comté, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine en alerte

Pollution aux particules fines : la Bourgogne-Franche-Comté, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine en alerte
Nuage de pollution sur Ajaccio en Corse, le 25 février 2021.

, publié le jeudi 25 février 2021 à 17h45

Une alerte similaire avait été émise mercredi sur toute la Corse, dans les Alpes et le Grand Est. Des restrictions ont été mises en place dans les territoires concernés. 

L'agence Atmo, chargée de la surveillance de la qualité de l'air, a émis jeudi 25 février une alerte à la pollution de l'air aux particules fines sur l'ensemble de la région Bourgogne-Franche-Comté et une partie des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine.

Unealerte similaire avait été émise mercredi sur toute la Corse, dans les Alpes et le Grand Est, où des restrictions ont été mises en place.



En Nouvelle-Aquitaine, sept des douze départements (Creuse, Corrèze, Haute-Vienne, Vienne, Dordogne, Landes, Pyrénées-Atlantiques) ont été classés en alerte et la préfecture de la Creuse a déclenché sa procédure d'alerte pour pollution atmosphérique. En conséquence, la vitesse maximale autorisée sur le réseau routier du département est abaissée de 20 km/h, sans toutefois descendre en dessous de 70 km/h pour les routes nationales et départementales. Les écobuages et brûlages sont en outre reportés en Corrèze, dans la Vienne et en Dordogne, sur décisions préfectorales.

Huit des douze départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont également concernés par cette alerte (Haute-Loire, Rhône, Savoie, Haute-Savoie, Drôme, Ain, Isère et Loire). Les chauffages individuels au bois d'appoint (cheminées, poêles...) sont interdits dans l'Ain et dans les deux Savoie et des mesures de limitation de la vitesse sur les axes routiers ont également été prises.

Sur l'Île de Beauté, les modèles de prévision ne prévoient "pas de retour à la normale avant la semaine prochaine", selon le réseau de suveillance local Qualitair.


"L'origine de cette situation, favorisée par des conditions climatiques relativement stables, est liée à des provenances mixtes, comme par exemple les émissions du chauffage domestique, encore en activité malgré les conditions printanières, et à l'apport de poussières sahariennes", a indiqué l'agence Atmo. "Le secteur agricole entame par ailleurs ses épandages à la faveur du beau temps. Cela génère des émanations de nitrate d'ammonium qui se transforment en particules secondaires", relève également Hélène Tissot, chargée de mission à l'agence Atmo.

Le seuil d'information et de recommandation pour les personnes sensibles (50 μg/m3/j) a été franchi mercredi dans certaines parties de la région, à l'instar du Grand Est, des Alpes et de la Corse. "Cette situation devrait perdurer et les concentrations de particules rester élevées, justifiant le déclenchement, pour jeudi et vendredi d'une procédure d'alerte sur persistance", ajoute Atmo. Lors de ce genre d'épisodes, il est recommandé de limiter les émissions d'origine automobiles, industrielle, artisanale et domestique, de privilégier les sorties brèves, de réduire les activités physiques et sportives intenses
 

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