Policiers tués : qui étaient les victimes ?

Policiers tués : qui étaient les victimes ?
Les photos des deux victimes, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, publiées par la police nationale avec l'accord de leurs familles.

, publié le mardi 14 juin 2016 à 20h54

- Le commandant de police Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider ont été assassinés lundi soir chez eux à Magnanville, dans les Yvelines, en présence de leur fils de 3 ans, par un homme se revendiquant de Daesh. Leurs proches bouleversés leur rendent hommage.

David Douillet, qui connaissait le fonctionnaire, se souvient d'un "homme remarquable". -

La police nationale a ouvert un registre de condoléances en ligne mardi pour rendre hommage au couple de victimes, dont elle a diffusé les portraits souriants. Depuis la mort de Jessica et Jean-Baptiste, les hommages et les réactions effarées se multiplient. L'ancien ministre des Sports David Douillet, qui a côtoyé le policier, s'est exprimé au micro de BFM-TV : "Je connaissais le policier, Jean-Baptiste, avec lequel j'avais passé un moment il y a quelques années, lorsque j'avais eu envie de savoir ce que vivaient ces policiers la nuit", a expliqué le député Les Républicains des Yvelines.

LES ENFANTS RECONNUS PUPILLES DE LA NATION

"Ensuite on s'était recroisés plusieurs fois de manière amicale. Ce que je peux vous dire, et ses collègues le confirmaient encore ce matin, c'est qu'il s'agissait d'un policier exemplaire, de terrain, avec beaucoup d'expérience et de vécu, et que c'était un homme remarquable", se souvient l'élu. "Les jeunes apprenaient beaucoup" de lui, souligne David Douillet.



Au lendemain de l'assassinat de leurs voisins, les habitants de Magnanville sont eux aussi sous le choc. "Ça fait 28 ans qu'on est ici, ça a toujours été très bien", affirme, les larmes aux yeux, Michelle au micro de BFM-TV. À France Info, un témoin explique que le quartier pavillonnaire où le drame a eu lieu est habituellement victime "au pire" d'"un cambriolage de temps en temps".

Considérés par le maire de la commune, Michel Leblouc, comme des administrés "respectés", les victimes laissent derrière elles un petit garçon de 3 ans. "Le père avait deux enfants, le couple avait un enfant en commun", a indiqué François Hollande. "Ils seront reconnus pupilles de la nation".


COURAGEUX ET SYMPATHIQUE

Le policier assassiné s'appelait Jean-Baptiste Salvaing et était originaire de Pénzenas, dans l'Hérault. Âgé de 42 ans, il était commandant de police, chef adjoint à la sûreté urbaine aux Mureaux (Yvelines), après avoir travaillé de nombreuses années à Mantes-la-Jolie, en tant qu'enquêteur judiciaire dans ce même service, selon Le Figaro. Après avoir reçu les premiers coups de couteau lundi soir, il avait fait preuve de beaucoup courage, révèle la note du service de nuit de la police des Yvelines, dont le journal a eu connaissance. "Il a tenu à alerter le voisinage du danger qu'il courait, en invitant les riverains à fuir et à prévenir ses collègues. Un comportement héroïque, comme en attestent les témoignages déjà recueillis par les enquêteurs".

Il était "très sportif et très brillant à l'école", a témoigné Lionel Puche, le chef de la police municipale de Pézenas, qui fut aussi son entraîneur sportif. "C'était un jeune joyeux et convivial". "Voir comme cela une connaissance tomber cela nous obliqe à nous poser plein de questions. Nous pensons aussi encore plus que cela pourrait nous arriver, même ici, en province...". Lionel Puche a décrit les membres de la famille du policier comme étant "très investis dans le milieu associatif de Pézenas". "C'est une grande famille de la ville", a-t-il dit. "Beaucoup travaillaient dans le milieu médical, le grand-père était dentiste, le père médecin. Jean-Baptiste avait choisi une voie différente. Une voie qui ressemblait au poste qu'il occupait au rugby, 3e ligne. Un poste où il faut se dévouer et se sacrifier pour les autres."

"C'était un homme très sympathique qui avait très bonne réputation, souligne un de ses collègues du département. Tous les fonctionnaires des Yvelines sont très émus par ce drame qui les touche tous", confiait l'un de ses collègue au Parisien. Au micro de RTL, l'une de ses parentes assurait qu'il s'agissait "d'un garçon très droit avec une moralité hors pair. C'est un gamin qui était brillant, qui venait d'être promu commandant. Il ne méritait pas ça. (...) Sa sœur est effondrée. Quand la gendarmerie vient vous annoncer ça, c'est inimaginable. Je l'aimais beaucoup, j'étais très admirative de ce qu'il était. C'est quelqu'un qui avait vraiment une valeur inouïe. Ce n'est pas juste".

La compagne du policier s'appelait Jessica Schneider. Âgée de 36 ans, elle était également fonctionnaire au ministère de l'Intérieur, travaillant comme agent administratif au commissariat de Mantes-la-Jolie.

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