Policiers assassinés à Magnanville : deux hommes placés en garde à vue

Policiers assassinés à Magnanville : deux hommes placés en garde à vue
Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing ont été assassinés le 13 juin 2016 sous les yeux de leur fils de 3 ans et demi.

Orange avec AFP-Services, publié le mardi 12 février 2019 à 15h23

Il s'agit de proches du tueur Larossi Abballa, selon les informations du Parisien.

Deux personnes ont été placées en garde à vue mardi 12 février, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat jihadiste d'un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines) en 2016, selon une source proche de l'enquête, confirmant une information du Parisien

Les enquêteurs de la sous-direction de l'antiterrorisme (Sdat) cherchent à vérifier si ces deux suspects, âgés de 23 et 36 ans, et déjà connus des services de police ont pu renseigner le tueur Larossi Abballa sur ses futures victimes.

L'attaque revendiquée par le groupe État islamique

"Il y a une connexion qui se fait", a commenté la source, tout en appelant à la prudence sur l'implication de ces deux hommes dans le meurtre du commandant de police Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider, le 13 juin 2016, à leur domicile de Magnanville.

L'officier de police, 42 ans, commandant adjoint du commissariat des Mureaux (Yvelines), et sa compagne, 36 ans, agent administratif du commissariat voisin de Mantes-la-Jolie, avaient été assassinés à coups de couteau par Larossi Abballa, 25 ans, qui sera tué dans l'assaut des forces de l'ordre après avoir revendiqué l'attaque au nom du groupe État islamique (EI) en direct sur les réseaux sociaux. Depuis, magistrats et enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi ce couple de policiers a été ciblé par Larossi Abballa, et qui a pu lui fournir leur adresse.

Trois personnes mise en examen

Six personnes avaient déjà été placées en garde à vue en avril 2018, dont une  policière de 48 ans et ses deux enfants. Trois suspects ont été mis en examen dans cette enquête. Condamnés en 2013 aux côtés d'Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au jihad, Charaf Din Aberouz, 31 ans, et Saad Rajraji, 28 ans, sont soupçonnés d'avoir pu lui apporter un soutien logistique. Mais les enquêteurs n'ont pas retenu leur complicité directe dans l'attaque. Les deux hommes ont finalement été relâchés sous contrôle judiciaire.

Mohamed Lamine Aberouz, un proche de Larossi Abballa, a été écroué en décembre 2017 pour "complicité d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste". Son ADN a été retrouvé sur l'ordinateur du couple.

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