Policiers agressés dans le Val-d'Oise: le suspect présenté à un juge d'instruction

Policiers agressés dans le Val-d'Oise: le suspect présenté à un juge d'instruction
Deux policiers en mission de surveillance ont été roués de coups et blessés par balle par des inconnus qui leur ont volé leurs armes mercredi soir à Herblay (Val-d'Oise)

, publié le mardi 13 octobre 2020 à 13h01

L'un des trois suspects de l'attaque contre deux policiers le 7 octobre à Herblay (Val-d'Oise), a été déféré mardi devant un juge d'instruction en vue de sa mise en examen pour "tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique", a annoncé le parquet de Pontoise.

Au terme d'une garde à vue de 96 heures, le parquet a requis son placement en détention provisoire, précisant que les deux enquêteurs de la police judiciaire sont toujours hospitalisés. L'état de santé du brigadier, le plus grièvement blessé, restait stable mardi. Les deux autres suspects sont toujours recherchés. 

Cet homme de 28 ans, également déféré en vue d'une mise en examen pour "détention non autorisée d'arme de catégorie B en réunion", s'était rendu vendredi à la police à Versailles. 

Il affirme avoir été sur les lieux de l'agression avec deux autres hommes très alcoolisés qui se seraient déchaînés sur les deux fonctionnaires.

Pendant sa garde à vue, le suspect a contesté avoir incité ses complices à agresser les policiers, réfutant également avoir fait usage d'une arme à l'encontre des fonctionnaires, a indiqué à l'AFP son avocate Me Marie-Cécile Nathan.

Membres de la police judiciaire de Cergy-Pontoise, les deux victimes, âgées de 30 et 45 ans, ont été attaquées alors qu'elles se trouvaient dans une voiture banalisée en surveillance dans une zone industrielle d'Herblay mercredi autour de 22H30. 

Ils ont tous deux été roués de coups au sol, notamment au visage et à la tête. Puis leurs agresseurs ont dérobé leurs armes avant de leur tirer dessus à bout portant.

Le plus jeune des policiers, touché par quatre balles, a été le plus gravement atteint.

Cette attaque a suscité l'indignation de l'exécutif qui a condamné un acte d'une "grande sauvagerie" ayant "pris pour cible la République".

Ces policiers ont été "massacrés" avec, "selon toute vraisemblance, la claire intention de tuer", avait dénoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Samedi soir, l'attaque d'un commissariat de Champigny-sur-Marne par une quarantaine de personnes aux tirs de mortiers d'artifice, qui n'a pas fait de blessé, a renforcé l'émoi au sein de la profession. 

Les syndicats de policiers doivent se réunir mardi en fin d'après-midi par visioconférence avec le ministre de l'Intérieur, avant d'être reçus jeudi par Emmanuel Macron

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