Policier grièvement blessé dans le Val d'Oise : son pronostic vital n'est plus engagé mais son état reste grave

Policier grièvement blessé dans le Val d'Oise : son pronostic vital n'est plus engagé mais son état reste grave
Des policiers (illustration)

publié le lundi 12 octobre 2020 à 14h10

L'un des trois suspects de cette attaque est toujours en garde à vue lundi. Les deux autres sont toujours activement recherchés.

Cinq jours après la violente agression dont il a été victime à Herblay (Val d'Oise) avec un collègue, le pronostic vital du policier le plus grièvement blessé n'est plus engagé mais son état reste grave, a-t-on appris lundi 12 octobre de source proche de l'enquête.



Membres de la police judiciaire de Cergy-Pontoise, les deux hommes, âgés de 30 et 45 ans, "ont été pris par surprise" alors qu'ils se trouvaient dans une voiture banalisée "en surveillance dans une zone industrielle d'Herblay" mercredi autour de 22h30.

Ils ont tous deux été roués de coups au sol, notamment au visage et à la tête. Leurs agresseurs leur ont ensuite dérobé leurs armes avant de leur tirer dessus à bout portant.

Le plus jeune des policiers, touché par quatre balles, a été le plus gravement atteint. Après "plusieurs opérations", son état est stabilisé lundi, mais reste "grave". Le second fonctionnaire, 45 ans, atteint par deux balles au niveau des membres inférieurs et victime d'une fracture du crâne, est "très choqué", selon une source policière.

L'un des trois suspects de cette attaque est toujours en garde à vue lundi, selon une source proche de l'enquête. Cet homme de 28 ans s'est rendu vendredi à la police à Versailles. Il affirme avoir été sur les lieux de l'agression avec deux autres hommes très alcoolisés qui se seraient déchaînés sur les deux fonctionnaires, selon son avocat, Joseph Cohen-Sabban. Ces derniers sont toujours activement recherchés.

Cette attaque a suscité l'indignation de l'exécutif qui a condamné un acte d'une "grande sauvagerie" ayant "pris pour cible la République". Ces policiers ont été "massacrés" avec, "selon toute vraisemblance, la claire intention de tuer", a dénoncé Gérald Darmanin. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu jeudi au commissariat de Cergy-Pontoise, auquel sont rattachés les deux fonctionnaires.

Alors qu'un commissariat a été attaqué samedi à Champigny-sur-Marne, provoquant l'émoi de la profession, le ministre de l'Intérieur va recevoir mardi les syndicats policiers, qui seront ensuite reçus jeudi par le chef de l'Etat. 

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