Policier agressé à Cannes : l'assaillant "n'était inscrit dans aucun des fichiers de radicalisation", selon Gérald Darmanin

Policier agressé à Cannes : l'assaillant "n'était inscrit dans aucun des fichiers de radicalisation", selon Gérald Darmanin
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 8 novembre 2021 à Cannes.

publié le lundi 08 novembre 2021 à 12h45

Le parquet national antiterroriste n'est pour le moment pas saisi de l'enquête après l'attaque d'un policier à Cannes par un homme indiquant agir "au nom du prophète", selon des sources policières à l'AFP.

Un policier a été attaqué lundi 8 novembre à l'arme blanche devant le commissariat de Cannes (Alpes-Maritimes). L'homme, entre 35 et 40 ans, est "un ressortissant algérien qui a un titre de séjour italien", a précisé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui s'est rendu sur place. 



L'homme "qui travaillait" "était régulièrement sur le territoire national, il a fait une demande de titre de séjour en France qui pour l'instant ne lui pas a été accordé. Il n'a aucun casier judiciaire et n'était pas connu des services de police. Il n'était inscrit dans aucun des fichiers de radicalisation", a également indiqué le locataire de la place Beauvau. 

Les faits se sont déroulés vers 06h30, devant le commissariat central de Cannes, à environ 500 m du palais des festivals et de la Croisette, quand un homme a ouvert précipitamment la porte d'un véhicule de police stationné et a donné un coup de couteau "au niveau du thorax" à un premier policier, avant de faire le tour du véhicule pour attaquer "le chef de bord". Il n'a pas été blessé, protégé par son gilet pare-balles. 

Gérald Darmanin s'est félicité de pouvoir pousser "un 'ouf' de soulagement lorsqu'on voit que ces policiers, certes très touchés psychologiquement, ne sont pas blessés physiquement notamment grâce à leurs équipements et leur gilet pare-balles".

Grièvement atteint par des tirs de riposte de collègues du policier visé, l'agresseur présumé est "entre la vie et la mort à l'hôpital de Cannes", a informé le ministre.

Selon des sources policières à l'AFP, l'assaillant a indiqué indiquant agir "au nom du prophète". La piste terroriste était dans la matinée "envisagée", selon ces sources. Une information pas confirmée par le ministre lors de son point presse. En fin de matinée, il n'y avait pas d'enquête ouverte par le parquet national antiterroriste, "qui reste observateur", a-t-il par ailleurs précisé. 

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