Police du quotidien: un "retour aux fondamentaux" pour le chef de la police

Police du quotidien: un "retour aux fondamentaux" pour le chef de la police©AFP, AFP
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AFP, publié le dimanche 19 novembre 2017 à 03h04

La nouvelle police de sécurité au quotidien (PSQ) représente un "retour aux fondamentaux", pour le Directeur général de la police nationale, Eric Morvan, dans un entretien au Journal du dimanche.

"Plutôt que d'une révolution, je parlerais de retour aux fondamentaux. Si l'on veut être bon contre le terrorisme, il faut disposer d'un renseignement performant. Pour combattre le crime organisé, il faut une investigation efficace. Si l'on veut assurer la police du quotidien, il faut être présent", analyse le numéro 1 de la police nationale. 

Alors qu'un questionnaire visant à recueillir l'avis des 250.000 policiers et gendarmes a été envoyé dans le cadre de la concertation sur la PSQ, voulue par le président Emmanuel Macron, le chef de la police souligne l'importance de retisser des liens de confiance au quotidien entre population et forces de sécurité.

"Nous voulons revenir à une police qui fait naturellement partie du paysage, dans une logique de prévention et de règlement des conflits. Une police qui accepte que la satisfaction des attentes de la population constitue un critère d'évaluation de son action", affirme-t-il.

A l'appellation "police de proximité" - mise en place par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin et brutalement supprimée par Nicolas Sarkozy - Eric Morvan préfère parler d'une "police de la disponibilité".

Relevant que les "récentes hausses d'effectifs ont profité au renseignement, à la police judiciaire et à la police aux frontières", il assure que les "10.000 postes, police et gendarmerie, qui seront créés au cours du quinquennat seront prioritairement attribués à la sécurité publique".

Parallèlement à ces créations de postes - une vaste campagne de recrutement a été lancée cette semaine - il plaide pour une "dématérialisation des procédures" et des choix dans les enquêtes.

"Lors d'un déplacement à Lyon, relate-t-il, on m'a présenté le cas d'un vol de yucca sur un balcon qui a nécessité quatre mois d'enquête pour un résultat nul". Dans ce type de cas où le préjudice est "ridicule" ou les chances d'aboutir "quasi-nulles", "ne faut-il pas hiérarchiser nos priorités et oublier cette procédure"?

La consultation sur la PSQ s'achèvera le 20 décembre et son bilan livré dans les jours suivants. La PSQ doit être expérimentée dans une quinzaine de sites début 2018. Une trentaine de villes se sont portées candidates, dont Aulnay-sous-Bois marquée par "l'affaire Théo", celle du viol présumé à la matraque d'un jeune homme lors de son interpellation.

 
21 commentaires - Police du quotidien: un "retour aux fondamentaux" pour le chef de la police
  • Il nous faut une police efficace qui ait la confiance de la population pour supprimer de notre pays toutes ces zones de non droit, ces quartiers où les voyous font leurs lois et font régner la terreur. Ce n'est plus possible, ce n'est pas concevable. Si ces voyous ne sont pas bien en France, qu'ils partent, personne ne les retient.

  • S'il n'y a pas de lieux de culte et comme le dit le Préfet, on ne pratique pas la religion dans les caniveaux bien sûr, mais chacun chez soi et effectivement cela est valable pour toutes les religions.

  • Il y a plus de 40 ans j'ai été policier dans le 93 et déjà on nous demandais de ne pas aller dans certain quartier comme Bondy nord .Car nous étions agressés par des jets de pierre et d'autres objets jeté depuis les étages qui souvent occasionnais des dégâts aux véhicule de services ou faisaient des blessés. A Paris ,en banlieue ou en province ce n'est pas des patrouilles de 2 ou 3 policiers (ilotier) qui vont faire respecter les lois . Mais malheureusement ils risque d'être encore plus agressés . Et les riverains n'oserons pas se confier aux policiers de peur de subir le mème sort (Actes de vandalismes ,outrages.....)

    C'est l'armée qu'il faut envoyer dans ces zones de non droit où règnent la peur et la terreur. Ce n'est pas concevable, il ne faut pas laisser faire.

  • ca ne changera rien il faudrait un durcissement de la justice pour faire avancer les choses mais malheureusement je crois que c est trop tard

  • comme dans le cas de l'arrestation du jeune qui est entre la vie et la mort ?

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